•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les élèves francophones moins bien notés que les autres

Des étudiants passent un examen dans une salle de classe.

Plus de 500 000 élèves de 15 ans ont passé les examens dans 72 pays ou régions.

Photo : Fred Dufour / AFP / Getty Images

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le niveau des élèves des écoles francophones de l'Alberta et d'autres provinces canadiennes est moins bon en sciences et en lecture que celui des écoles anglophones majoritaires, selon les résultats de l'étude internationale PISA (Nouvelle fenêtre) réalisée tous les trois ans par l'OCDE.

Un texte de Laurent PirotTwitterCourriel 

Bien que les résultats des élèves canadiens soient très nettement au-dessus de la moyenne internationale, le détail de l’étude montre des difficultés du côté des élèves qui étudient dans une langue minoritaire.

Les francophones obtiennent notamment de moins bons scores en science en Alberta, en Nouvelle-Écosse, en Ontario et au Manitoba. Même constat pour les anglophones du Québec.

Pour la lecture, l’écart entre les langues est significatif en Nouvelle-Écosse, en Ontario, au Manitoba et en Alberta.

Et en ce qui concerne les mathématiques, les résultats sont significativement moins bons pour les élèves anglophones du Québec.

L’étude PISA (Programme international pour le suivi des acquis) est coordonnée par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et mesure les résultats des élèves de 15 ans en sciences, mathématiques et lecture dans 72 pays ou régions.

Moins de moyens pour les écoles francophones?

Le ministre albertain de l’Éducation David Eggen a affirmé qu’il avait découvert ce problème lors de la publication des résultats. « Nous allons regarder ceci de plus près et nous verrons ce que nous pouvons faire pour résoudre le problème », a-t-il ajouté.

Le syndicat des enseignants de l’Alberta ne pense pas, pour sa part, que cette différence soit liée à une disparité de moyens ou une différence dans la qualité des écoles francophones ou anglophones.

« Il y a beaucoup d’élèves dans le système francophone dont le français n’est pas la langue maternelle », relève plutôt Robert Mazzotta, de l’association des enseignants de l’Alberta. « C’est un peu difficile des fois pour eux autres d’apprendre en français ou de faire un test en français. »

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !