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Prévenir la détresse psychologique chez les agriculteurs

Le temps des foins dans une ferme du Témiscmaingue
Le temps des foins dans une ferme du Témiscmaingue Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les agriculteurs de la région pourront maintenant compter sur des « sentinelles » outillées pour dépister la détresse psychologique. Le retraité de l'UPA et consultant dans le dossier de la santé psychologique des agriculteurs, Pierre-Nicolas Girard, était l'invité d'Annie-Claude Luneau à l'émission Région zéro 8.

Les professionnels qui travaillent avec les agriculteurs, comme les agronomes, les vétérinaires ou les comptables, peuvent maintenant recevoir une formation offerte en partenariat avec l'Association québécoise de prévention du suicide.

M. Girard explique que « l'outil qu'on a choisi, à l'Union des producteurs agricoles, c'est d'utiliser les professionnels qui régulièrement se rendent à la ferme. On parle ici des médecins vétérinaires, des inséminateurs, on parle des agronomes, des conseillers en gestion, des comptables, etc., pour une formation de sept heures et qui répond à la question « c'est quoi les signes, les symptômes d'un individu agriculteur qui est en détresse et une fois que j'ai fait le constat, quelles sont les bonnes attitudes. »

Selon Pierre-Nicolas Girard, la formation a pour objectif de former 600 sentinelles en milieu agricole au cours des deux prochaines années. Il ajoute que ces efforts sont déployés afin d'encourager les agriculteurs à briser leur isolement et à détruire les tabous sur la santé mentale. « À travers les études qui ont été réalisées en agriculture, et compte tenu, aussi de notre expérience avec les agriculteurs, on arrive à un constat que les agriculteurs consultent très peu lorsqu'ils ont soit des maladies mentales ou des problèmes de détresse psychologique. La réaction est plutôt de nier l'existence de cette situation et de s'isoler », observe-t-il.

Selon les travaux de la chercheuse en psychologie Ginette Lafleur, un agriculteur québécois sur deux souffre d'un niveau élevé de détresse psychologique.

Abitibi–Témiscamingue

Santé mentale