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Suicides dans le Nord : « une réponse terrible mais naturelle à la colonisation », selon un psychologue

Plus de 200 intervenants se sont réunis à Prince Albert pour deux jours de réflexion sur les suicides des jeunes Autochtones.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le suicide n'est pas un problème de santé mentale, mais une réponse à l'extrême souffrance des communautés autochtones, selon le Dr Darien Thira, psychologue et conférencier invité à un rassemblement de médecine communautaire organisé à Prince Albert.

Le consultant auprès de nombreuses communautés autochtones au pays pense que le fait de voir le suicide comme une maladie rend les communautés impuissantes et dépendantes de l'aide extérieure.

« Nous faisons appel à des experts extérieurs qui disent à la communauté, aux individus et aux familles ce qu'ils doivent faire pour se soigner. Ce que je veux faire, c'est inviter les communautés à redécouvrir ce qu'elles font de bien pour prévenir les suicides. »

— Une citation de  Dr Darien Thira, psychologue et conférencier invité

Le psychologue dit qu’il se concentre sur quatre clés d’intervention déjà présentes au sein des communautés pour leur venir en aide : les relations bienveillantes entre les personnes, l’autonomisation, le fait de jouer un rôle significatif dans la communauté et la révision culturelle.

Trouver des pistes de solution

L’événement est organisé par le Grand Conseil de Prince Albert en partenariat avec la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN), en réaction au suicide de six adolescentes dans le nord de la Saskatchewan au cours des derniers mois.

L’objectif de la rencontre est de discuter des défis qui menacent les jeunes des communautés et de trouver des pistes de solution pour les aider. « Le but ultime est de développer une réponse globale axée sur les Premières Nations face au traumatisme persistant auquel font face nos collectivités », a déclaré le chef de la FSIN Bobby Cameron.

Environ 200 enseignants, travailleurs de la santé et jeunes assistent au rassemblement qui se tient à Prince Albert lundi et mardi.

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