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Expo photo dédiée à « La grande tempête » qui a fait disparaître un train en 1947

Le journal La Gazette du Nord suite à « La grande tempête », Société d'histoire d'Amos
Le journal La Gazette du Nord suite à « La grande tempête », Société d'histoire d'Amos Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

À la fin du mois de mars 1947, l'Abitibi était ensevelie sous 26 cm de neige lors de ce qu'on appelle aujourd'hui « La grande tempête ». Les transports de la région ont été désorganisés au point où un train de passagers a littéralement été perdu dans les intempéries. Une exposition de photos et d'archives revient sur l'événement à Amos.

Un texte de Félix B. DesfossésTwitterCourriel 

« La grande tempête »

« Précédemment, il y avait eu quelques journées de beau temps, même que ça commençait à fondre, on apercevait les trottoirs, relate Guillaume Trottier, historien à la Société d'histoire d'Amos. Tout d'un coup, il y a eu cette tempête-là qui a déferlé sur le secteur de Val-d'Or, Amos, Senneterre. » La région aurait été recouverte de 26 cm de neige au cours d'une période de deux jours.

Dans La Gazette du Nord, on titre : "Tout le nord-ouest québécois paralysé près de 48 heures".

Guillaume Trottier

En entrevue à l'émission Des matins en or, Guillaume Trottier ajoute que certaines personnes devaient utiliser les fenêtres du deuxième étage ou encore creuser des tunnels pour sortir de chez elles.

La tempête paralyse complètement les transports dans le secteur. « C'est ça qui a marqué les esprits le plus : tous les transports sont désorganisés. [Les transports] routier, aérien, le train sont retardés, que ce soit à Amos, Val-d'Or, La Reine ou Barraute; services d'autobus suspendus, les avions sont cloués au sol, le train de Rouyn vers Montréal ne peut pas partir », énumère M. Trottier.

26 cm est la quantité de neige qui serait tombée sur Amos les 25 et 26 mars 1947, selon les données de Statistique Canada. Cela peut sembler peu, mais notons qu'en 1947 une telle quantité de neige pouvait être plus nuisible qu'aujourd'hui. Les forts vents et la façon dont on déneigeait les chemins (on tapait la neige d’abord) ont probablement été des facteurs d’accumulation de la neige.

On perd toujours un train...

Dans la confusion que crée l'intempérie, on perd la trace d'un train. « C'est le fameux train perdu du CN entre Barraute et Senneterre. Ils ont essayé de rebrousser chemin, mais ils sont restés coincés dans une dépression. Les gens ont passé la nuit dans le train, ils ont mangé dans le train. Le lendemain, ils ont été évacués vers Barraute. Ils ont fini par envoyer une charrue pour sortir le train de son mauvais pas. Les gens sont accueillis à Barraute, logés et nourris pendant trois jours chez les familles, le curé et son presbytère », raconte l'historien.

Une fois le train dégagé, une foule de 500 personnes attendait le convoi sur le quai de la gare d'Amos.

Une foule de souvenirs de « La grande tempête », dont des documents photographiques, des journaux et témoignages, sont exposés dans le hall d'entrée de la maison de la culture d'Amos, et ce, jusqu'au 8 janvier.

Entrevue avec Guillaume Trottier

Abitibi–Témiscamingue

Arts visuels