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La présence d’épaulards dans la baie d’Hudson menace les bélugas

Des épaulards nagent dans l'eau

La présence d’épaulards dans la baie d’Hudson pourrait devenir une menace pour la population de bélugas.

Photo : Brian Fergusson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le changement radical de la chaîne alimentaire de la baie d'Hudson favorise la présence d'épaulards au détriment possible de la population de bélugas, selon un chercheur qui se concentre sur les populations des mammifères de l'Arctique.

Steven Ferguson, chercheur au ministère de Pêches et Océans Canada et à l'Université du Manitoba, précise que la formation tardive et la fonte hâtive de la glace incitent les épaulards à passer plus de temps dans la baie d’Hudson et « ils sont là pour manger ». Ces mammifères marins ne sont pas fervents de la glace, car elle gêne leurs nageoires dorsales.

« Nous voyons beaucoup plus d'activité d'épaulards dans la baie d'Hudson et c'est un prédateur de premier plan. Ils sont des prédateurs magnifiques et très intéressants », affirme Steven Ferguson.

« Ils mangent des baleines et des phoques et je suppose que si la glace continue de disparaître, ces mammifères marins pourraient bien remplacer les ours polaires », avance-t-il.

Le chercheur souligne que ce phénomène pourrait avoir des conséquences majeures pour les bélugas.

Tête d'un bélugaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des milliers de bélugas arrivent à l'embouchure de la rivière Churchill chaque été et passent une bonne partie de leur temps à se nourrir de petits poissons appelés capelan.

Photo : gracieuseté: explore.org

Chaque été, des milliers de bélugas arrivent à l'embouchure de la rivière Churchill pour se nourrir, s'accoupler et élever leurs petits. La population de bélugas de la baie d'Hudson est estimée à environ 57 000 mammifères, soit environ 35 % du total mondial.

« Ils sont la proie des épaulards et une source de nourriture pour eux. Nous avons enregistré quelques cas d’attaques d'épaulards sur la population de bélugas. Cela se produit probablement plus souvent que nous le croyons », mentionne Steven Ferguson, qui dit que ces attaques ne sont pas faciles à observer.

Les épaulards ne sont pas les seuls prédateurs qui profitent de la fonte de la glace. Les requins du Groenland se rendent également dans certaines parties de la baie d'Hudson.

Steven Ferguson présentera les conclusions de ses recherches lors de la conférence ArcticNet 2016, qui se tient jusqu’à vendredi à Winnipeg.

Le plus grand rassemblement de scientifiques à se pencher sur l'Arctique réunira quelque 700 scientifiques de partout au pays au Centre des congrès pour présenter le résultat de recherches sur un large éventail de sujets touchant la santé de la biologie et les systèmes physiques de l'Arctique.

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