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De la cave au clocher : la face cachée de la cathédrale

Nicolas Beaudry, professeur à l'UQAR, explique comment plus de 150 ans de travaux et d'interventions successives ont laissé des traces sous la cathédrale.

Nicolas Beaudry, professeur à l'UQAR, explique comment plus de 150 ans de travaux et d'interventions successives ont laissé des traces sous la cathédrale.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Radio-Canada

Une équipe de Radio-Canada a eu le privilège de visiter les recoins de la cathédrale Saint-Germain de Rimouski pour constater l'état du bâtiment et découvrir la valeur historique et patrimoniale de l'édifice.

Un photoreportage de Denis Castonguay

Lors de cette visite exclusive, nous étions accompagnés de trois chercheurs du Laboratoire d’archéologie et de patrimoine de l’UQAR qui préparent un ouvrage collectif pour faire le point sur l’état des connaissances relativement à ce monument :

  • Nicolas Beaudry, professeur d'histoire et d'archéologie du Département des lettres et humanités à l'UQAR;
  • Jean-René Thuot, professeur d'histoire du Département des lettres et humanités à l'UQAR;
  • Kurt Vignola, professeur d'histoire au Cégep de Rimouski et codirecteur de la revue L'Estuaire.
Nicolas Beaudry, Jean-René Thuot et Kurt Vignola dans la cathédrale de Rimouski

Nicolas Beaudry et Jean-René Tuot, professeurs au Département des lettres et humanités à l'UQAR, et Kurt Vignola, professeur d'histoire au Cégep de Rimouski

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

C'est le président de la Fabrique Saint-Germain de Rimouski, Normand Lavoie, qui nous a ouvert les portes de la cathédrale. À cause des règles de sécurité, les visiteurs doivent en tout temps porter un équipement de protection adéquat.

La journaliste Julie Tremblay s'entretient avec Kurt Vignola, professeur d'histoire au Cégep de Rimouski, et Jean-René Thuot, professeur au Département des lettres et humanités à l'UQAR, devant la caméra de François Gagnon.

La journaliste Julie Tremblay s'entretient avec Kurt Vignola, professeur d'histoire au Cégep de Rimouski, et Jean-René Thuot, professeur au Département des lettres et humanités à l'UQAR, devant la caméra de François Gagnon.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay


Accès rapide :

  1. Le rez-de-chaussée
  2. Le sous-sol
  3. Le triforium
  4. Les combles
  5. Le clocher

Le rez-de-chaussée

Vue d'ensemble de la nef et du chœur de la cathédrale, avec l'orgue au fond. On distingue nettement la voûte principale (haut-vaisseau), d'une hauteur 28 mètres, et les voûtes latérales (collatéraux), hautes de 18 mètres.

Vue d'ensemble de la nef et du choeur de la cathédrale, avec l'orgue au fond. On distingue nettement la voûte principale (haut-vaisseau), d'une hauteur 28 mètres, et les voûtes latérales (collatéraux), hautes de 18 mètres.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

La cathédrale est une spacieuse église qui peut accueillir environ 1000 personnes. Les dommages causés par l'humidité et l'infiltration d'eau sont particulièrement visibles sur la voûte et autour des fenêtres. Depuis le portique, on a une vue d'ensemble de la nef et du choeur de la cathédrale, avec l'orgue Casavant et une partie de ses 4500 tuyaux, au fond. On distingue nettement la voûte principale (haut-vaisseau), d'une hauteur de 28 mètres, et les voûtes latérales (collatéraux), hautes de 18 mètres. Trois vitraux sont disposés au sommet de la nef.

La dégradation de la peinture est bien visible au plafond du porche, du côté de la rue Saint-Germain.

La dégradation de la peinture est bien visible au plafond du porche, côte rue Saint-Germain.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Les premiers signe de détérioration sont visibles au plafond du porche, du côté de la rue Saint-Germain. La situation est semblable en plusieurs endroits du bâtiment.

Décollement du revêtement du plafond du bas-côté, côté est de l'édifice

Décollement du revêtement du plafond du bas-côté, côté est de l'édifice

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Une vue des dommages causés par l'humidité au bas des fenêtres

L'humidité a causé de nombreux dommages au bas des fenêtres.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

L'humidité à l'intérieur des murs a causé des dommages au bas des fenêtres, où la dégradation est évidente.

Ce tabernacle conçu par François-Thomas Baillargé, architecte et maître-sculpteur, a surmonté le maître-autel de l'ancienne église de Rimouski de 1833 à 1862, et ensuite celui de la cathédrale de 1862 à 1909.

Ce tabernacle conçu par François-Thomas Baillargé, architecte et maître-sculpteur, a surmonté le maître-autel de l'ancienne église de Rimouski de 1833 à 1862, et ensuite celui de la cathédrale de 1862 à 1909.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Ce tabernacle conçu par l'architecte et maître-sculpteur François-Thomas Baillargé est encore dans la cathédrale. Il a surmonté le maître-autel de l'ancienne église de Rimouski, de 1833 à 1862, puis celui de la cathédrale de 1862 à 1909. La cathèdre, appelée aussi trône de l'évêque, des tableaux et l'orgue Casavant se trouvent aussi dans la cathédrale.

Normand Lavoie, président de la Fabrique Saint-Germain, montre des vêtemens portés par l'archevêque lors de différents rituels.

Normand Lavoie, président de la Fabrique Saint-Germain, montre des tenues d'apparat portées par l'archevêque lors de différents rituels.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Le président de la Fabrique Saint-Germain, Normand Lavoie, montre des vêtements portés par l'archevêque lors de différents rituels. Ceux-ci ont été conservés dans l'édifice.


Le sous-sol

L'ancienne struture de pierre qui suppportait l'église est encore visible par endroits

L'ancienne struture de pierre qui suppportait l'église est encore visible par endroits

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Une visite du sous-sol permet de saisir l'ampleur des transformations effectuées au fil des années. L'édifice a été agrandi, son sous-sol a été réaménagé à plusieurs reprises et les planchers des nefs ont été remplacés par une dalle de béton en 1967. Les structures de pierre qui portaient les planchers d'origine sont préservées en grande partie. Elles cohabitent avec des structures plus récentes qui témoignent de l'histoire du bâtiment.

Des piliers en béton soutiennent le plancher de la cathédrale.

De nombreux piliers en béton ont été mis en place pour soutenir le plancher de la cathédrale.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

De nombreux piliers en béton ont été mis en place lors des rénovations pour soutenir le nouveau plancher de la cathédrale. Les travaux ont nécessité le déplacement des restes de paroissiens qui avaient été inhumés sous le plancher de l'église, une pratique courante au XIXe siècle. De petits drapeaux, visibles en quelques endroits dans le sous-sol, indiquent la présence d'ossements humains à la surface du sol.

Le système de chauffage de la cathédrale est alimenté à partir de l'édifice voisin du Conservatoire de Rimouski.

Le système de chauffage de la cathédrale est alimenté à partir de l'édifice voisin du Conservatoire de Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Le système de chauffage de la cathédrale est alimenté à partir de l'édifice voisin, le Conservatoire de Rimouski. Bien que la cathédrale soit fermée au public, la température de l'édifice est maintenue à un niveau suffisant pour prévenir de plus amples dommages.

La soufflerie de l'orgue Casavant, installée au sous-sol

La soufflerie de l'orgue Casavant, installée au sous-sol

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

La soufflerie de l'orgue Casavant est installée installée au sous-sol.

L'ancienne crypte où étaient conservées les dépouilles de membres du clergé a maintenant une autre vocation.

L'ancienne crypte où étaient conservées les dépouilles de membres du clergé a maintenant une autre vocation.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

L'ancienne crypte où étaient conservées les dépouilles de membres du clergé a maintenant une autre vocation. On y range des outils et du matériel de construction.


Le triforium

Une longue échelle en métal permet d'atteindre le triforium

Une longue échelle en métal permet d'atteindre la galerie.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Une longue échelle en métal permet d'atteindre le triforium. Derrière les ouvertures en arche qui ceinturent la nef, ce passage dissimulé permet de circuler autour de l'édifice. Le triforium est interdit au public. Il permet au personnel d'entretien d'accéder aux parties supérieures du bâtiment (combles et clocher).

Vue de la nef à partir du triforium

Vue de la nef et du choeur de la cathédrale de Rimouski à partir de la galerie

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

À partir de la galerie, on a une vue globale de la nef qui permet d'en apprécier la composition architecturale.

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Une structure de bois a été ajoutée pour supporter le plafond de la galerie.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Le triforium cache mal son âge. Une structure de bois a été ajoutée pour supporter par endroits le plafond, en piteux état.

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Les dommages au plafond de la galerie sont causés par l'infiltration d'eau provenant des combles.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Les dommages au plafond sont causés par l'infiltration d'eau provenant des combles.


Les combles

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Cette partie est recouverte d'une pellicule plastique pour empêcher l'eau d'endommager l'étage inférieur.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Cet espace est situé entre la toiture et le plafond des voûtes latérales, de chaque côté de la voûte centrale. Un passage rudimentaire permet de circuler dans les combles de chaque côté du bâtiment. Certaines parties sont recouvertes d'une pellicule plastique pour empêcher l'eau d'endommager l'étage inférieur.

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Des seaux sont disposés un peu partout sous les combles pour recueillir l'eau qui coule du toit.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Des seaux sont disposés un peu partout pour recueillir l'eau qui dégoutte du toit.

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Les fenêtres inclinées encastrées dans la toiture sont une source évidente d'infiltration d'eau.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

La toiture de la cathédrale est percée de plusieurs fenêtres inclinées qui laissent passer la lumière, mais qui sont aussi une source d'infiltration d'eau. La structure de bois de la toiture montre des signes évidents d'humidité.

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Un aperçu de l'infiltration à l'intérieur de la toiture

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Le bois de la toiture est abîmé par l'humidité, ce qui n'aide en rien à préserver l'édifice.

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Les fenêtres qui permettent à la lumière naturelle d'éclairer la nef sont une source de condensation.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Les fenêtres qui permettent à la lumière naturelle d'éclairer la nef sont une source de condensation. Elles ont été colmatées au fil du temps, mais le problème persiste.


Le clocher

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L'accès au clocher se fait en empruntant une série d'échelles.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

L'accès au clocher se fait en empruntant une série d'échelles à partir des combles. Le coq qui trône au sommet de la flèche de la cathédrale veille sur la paroisse à 69 mètres (225 pieds) du sol.

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La partie supérieure du clocher est une structure de bois reposant sur les murs de pierres.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

La partie supérieure du clocher est une structure de bois qui repose sur les murs de pierres. La structure du clocher n'a guère changé depuis sa réédification en1891, alors que les trois cloches ont été installées.

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La structure de bois du clocher est en partie assemblée avec de bonnes vieilles chevilles de bois.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

La structure du clocher est en partie assemblée avec de bonnes vieilles chevilles de bois.

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Nicolas Beaudry, professeur au Département des lettres et humanités de l'UQAR, soulève la trappe pour accéder à extérieur du clocher, où est situé le carillon.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Nicolas Beaudry soulève la trappe pour accéder à l'extérieur du clocher, où est situé le carillon.

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Les trois cloches de la cathédrale sont actionnées mécaniquement.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Les trois cloches, appelées Marie-Joseph, Jeanne et Germaine, ont été fabriquées en Angleterre par la fonderie Mears & Stainbank, de Londres. On n'actionne plus le carillon de la cathédrale depuis quelques années parce que le mouvement des lourdes cloches, d'un poids total de 1641 kg, risque d'endommager le clocher. Du temps qu'elles sonnaient encore, les cloches étaient actionnées mécaniquement.

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Chaque cloche porte des inscriptions détaillées pour indiquer son fabriquant, sa provenance, sa date de fabrication, son appellation, etc. Celle-ci porte le nom de Germaine et l'inscription « Gloire au St-Esprit et honneur à St-Germain ». Son poids est de 432 kg et elle sonne le LA.

Photo : Radio-Canada / Denis Castonguay

Chaque cloche porte des inscriptions détaillées pour indiquer le nom de la fonderie, sa date de fabrication et sa dénomination. Celle-ci porte le nom de Germaine et l'inscription « Gloire au St-Esprit et honneur à St-Germain ». Son poids est de 432 kg et la note qu'elle produit est un LA.

Dossier : cathédrale de Rimouski  

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