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Le langage des signes pourrait devenir la 3e langue officielle du pays

La ministre Carla Qualtrough est accompagnée d'une interprète qui traduit ses propos en langue des signes.
La ministre Carla Qualtrough (à droite) est accompagnée d'une interprète qui traduit ses propos en langue des signes. Photo: La Presse canadienne / Justin Tang
La Presse canadienne

Le gouvernement fédéral envisage de désigner une troisième langue officielle : la langue des signes.

Selon une note obtenue par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, Ottawa se penche sur sa reconnaissance en Nouvelle-Zélande, en Écosse, en Finlande ainsi qu'en Suède.

La note à l'intention de la ministre responsable des Personnes handicapées, Carla Qualtrough, souligne que dans un passé pas si lointain, la langue des signes était interdite dans les salles de classe.

Les Canadiens sourds, malentendants ou qui communiquent ainsi par choix ont recours à la langue des signes québécoise (LSQ) ou à sa version américaine, l'ASL.

Si les libéraux vont de l'avant, tout service fédéral devra être assuré en français, en anglais et en langue des signes.

Lorsqu'elle a été interrogée sur le sujet, jeudi, Mme Qualtrough a dit vouloir se pencher sur « les obstacles à l'inclusion des Canadiens ayant un handicap ou une limitation d'activité ».

Je tiens vraiment à m'assurer que cette culture, cette langue, soit protégée dans une certaine mesure.

Carla Qualtrough, ministre des Sports et des Personnes handicapées

En 2010, le Canada a ratifié la Convention des Nations unies relatives aux droits des personnes handicapées, qui invite les pays à élever la langue des signes à ce rang.

Des consultations sont en cours quant à une loi fédérale sur l'accessibilité qu'Ottawa cherche à adopter vers la fin de 2017.

Politique