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Sursis pour les centrales au charbon en N.-É. : des organismes environnementaux furieux

Les cheminées d'une centrale électrique au charbon.

Les cheminées d'une centrale électrique au charbon.

Photo : Radio-Canada / Peter Andrews / Reuters

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des groupes environnementaux de la Nouvelle-Écosse critiquent sévèrement le gouvernement fédéral pour avoir accordé un sursis à la province dans sa décision de fermer les centrales au charbon au pays à l'horizon de 2030.

La semaine dernière, la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna annonçait que la Nouvelle-Écosse ne serait pas obligée de fermer immédiatement ses quatre centrales au charbon. La province devra plutôt se plier à un système de plafonnement et d'échange des droits d'émission de gaz à effet de serre (GES).

L'association environnementale Margaree et la section atlantique du Sierra Club croient plutôt que la province est en position de réduire de 80 % sa production d'électricité au charbon d'ici 2020.

« Nous sommes mieux placés pour en finir avec le charbon maintenant plutôt que dans une dizaine d'années », dit la bénévole au Sierra Club et vice-présidente de l'entreprise Black River Wind, Peggy Cameron.

Peggy Cameron est bénévole au Sierra Club en Atlantique et vice-présidente de l'entreprise Black River Wind
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Peggy Cameron est bénévole au Sierra Club en Atlantique et vice-présidente de l'entreprise Black River Wind

Photo : Radio-Canada / Olivier Lefebvre

La solution passe par des sources d'énergie verte, comme l'énergie solaire et éolienne, mais aussi par l'achat d'électricité provenant du Labrador, avec le projet hydroélectrique de Muskrat Falls, et du Québec, explique le vice-président de l'association environnementale Margaree, Neal Livingston.

Le bureau du ministre québécois de l'Énergie, Pierre Arcand, lui aurait confirmé qu'au moins 500 mégawatts d'électricité provenant d'Hydro-Québec seraient disponibles et abordables pour la Nouvelle-Écosse.

Un baume pour la santé, l'environnement et l'économie

En plus d'être dommageable pour la santé et l'environnement, le charbon pourrait être aussi néfaste pour l'économie, indique Peggy Cameron. Son prix fluctue, tandis qu'« avec les sources d'énergie renouvelables, ce que vous payez maintenant, vous payerez encore le même prix dans 20 ans », dit-elle.

De son côté, Neal Livingston se désole que la province se vante d'être la seule à avoir atteint les cibles fédérales de réduction d'émissions de GES, mais sera probablement l'une des dernières à continuer de brûler du charbon.

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