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Colombie : l'accord de paix avec les FARC n'est plus qu'une formalité

Poignée de main entre le président Juan Manuel Santos, à gauche, et le chef des FARC, Rodrigo Londono, scellant le traité de paix

Poignée de main entre le président Juan Manuel Santos, à gauche, et le chef des FARC, Rodrigo Londono, scellant le traité de paix

Photo : La Presse canadienne / Fernando Vergara

Reuters

Le Congrès colombien a approuvé mercredi soir la nouvelle version de l'accord de paix conclu avec les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), destiné à mettre fin à un conflit civil vieux de 52 ans.

L'accord a été voté par la chambre basse par 130 voix pour et aucune contre. Le Sénat l'avait aussi ratifié à l'unanimité la veille.

Dans les deux cas, les parlementaires emmenés par l'ancien président conservateur Alvaro Uribe ont cependant quitté la séance juste avant le vote pour protester contre le contenu de l'accord jugé trop clément avec les anciens rebelles.

Cette ratification déclenche un compte à rebours de six mois pendant lesquels les 7000 rebelles toujours en activité devront déposer les armes et pourront former un parti politique.

Le président Juan Manuel Santos et le chef rebelle Rodrigo Londono ont signé ce nouvel accord de paix jeudi dernier. Le texte a été amendé à la suite du rejet de la première version par une étroite majorité de Colombiens lors d'un référendum le 2 octobre.

Juan Manuel Santos, récompensé du prix Nobel de la paix 2016 pour ses efforts visant à mettre fin au conflit, veut une mise en oeuvre rapide de cet accord afin d'éviter une rupture du fragile cessez-le-feu mis en place parallèlement aux négociations.

Pas de second référendum

Le gouvernement assure que la nouvelle mouture de l'accord tient compte de l'essentiel des propositions avancées par la partie de la population qui a voté contre lors du référendum. Elle maintient toutefois deux dispositions contestées qui permettent aux rebelles de pouvoir exercer des fonctions publiques et d'échapper à la prison pour des crimes commis dans le cadre de leur insurrection.

Le statu quo sur ces deux points a provoqué la colère du camp conservateur, furieux en outre que Juan Manuel Santos ait décidé de faire ratifier l'accord par le Congrès et non après un nouveau référendum.

L'accord est le fruit de quatre années de négociations à La Havane entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie, une guérilla marxiste en lutte contre le pouvoir central depuis 1964. Le conflit a fait plus de 220 000 morts et des millions de déplacés.

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