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Les entreprises pourront couper plus de bois à partir de 2018

Le forestier en chef présente ses derniers calculs.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Radio-Canada

À compter du 1er avril 2018, les possibilités forestières augmenteront de 3 % au Saguenay-Lac-Saint-Jean, par rapport à la période précédente. Le forestier en chef du Québec, Louis Pelletier, en a fait l'annonce mardi devant l'industrie régionale, à Roberval.

Les possibilités forestières correspondent au volume maximum des récoltes de bois que l'on peut prélever annuellement, sans diminuer la capacité productive du milieu forestier.

À l'échelle du Québec, les nouvelles possibilités forestières correspondent à une augmentation de 5 %. En 2018, les possibilités forestières du Québec passeront ainsi de 32,6 à 34,3 millions de mètres cubes de bois, toutes essences confondues.

Pour la période de 2018 à 2023, les entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean auront accès à 228 000 mètres cubes de bois de plus que pour la période 2015-2018. Selon le forestier en chef, cette augmentation s’explique notamment par de meilleurs rendements dans la sapinière.

De façon générale, la forêt se porte bien, mais il y a des enjeux à surveiller, comme la tordeuse des bourgeons d’épinette.

Louis Pelletier, forestier en chef du Québec

Quant aux mesures de protection du caribou forestier, Louis Pelletier estime que son impact sera minime, alors que seulement 20 000 mètres cubes de bois pourraient être retranchés annuellement dans la région.

Ces calculs semblent bien accueillis par l’industrie. Serge Gosselin, directeur de la foresterie chez Produits forestiers Résolu, affirme que cette nouvelle est de bon augure. Selon lui, le forestier en chef « a travaillé pour pouvoir stabiliser, limiter, pour faire en sorte que les possibilités forestières cessent de baisser de révision en révision ». M. Gosselin soutient toutefois que « le défis ne change pas pour autant. Il faut continuer d'approvisionner les usines ».

« C'est sûr qu'à moyen et long terme, une augmentation des possibilités forestières serait vrainment bien vue et souhaitable », affirme de son côté Jimmy Pronovost, sinrintendant en foresterie chez Arcbec.

Si les entreprises espèrent ainsi être plus productives, le nuage d’une nouvelle crise du bois d’œuvre plane toujours sur l’industrie canadienne.​

D'après les informations de Mélissa Paradis

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