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« Nous voulons changer des choses » - Georges St-Pierre

Photo : Getty Images / stringer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les athlètes de l'UFC ne veulent plus se faire exploiter. Leur employeur accapare le marché commercial et les prive de généreux contrats. L'association annoncée mercredi pourrait rétablir un équilibre précaire.

Le nerf de la guerre dans le sport professionnel demeure l'argent. Remporter un combat, ou encore la conquête d'un titre mondial, vaut son pesant d'or.

« Dans les autres sports, des athlètes ont été exploités, a raconté Georges St-Pierre en conférence téléphonique mercredi. Que ce soit Maurice Richard ou Guy Lafleur, ils ont eu à un certain moment à se battre pour faire valoir leurs droits. C'est ce que nous faisons aujourd'hui. »

Les athlètes réclament leur dû.

« Auparavant, l'UFC recevait une rente pour permettre aux commanditaires de s'afficher avec l'athlète qui touchait alors un montant substantiel, a expliqué une personne bien au courant du dossier qui a requis l'anonymat. Aujourd'hui, l'UFC obtient ses propres commandites qu'elle applique sur ses athlètes. C'est une importante source de revenus perdue. »

À titre d'exemple, les athlètes doivent porter des culottes de marque Reebok, alors qu'ils vendaient eux-mêmes cet espace commercial.

« Ce qui est aussi inquiétant, de continuer notre informateur, c'est que les nouveaux propriétaires suppriment actuellement la classe moyenne des combattants et ne gardent que les jeunes débutants, à petites bourses, et les grandes têtes d'affiche qui font vendre des billets. »

En juillet dernier, l'UFC a été vendu au coût de 4 milliards de dollars américains à l'agence WME-IMG, en partenariat avec Silver Lake Partners, Kohlberg Kravis Roberts et MSD Capital.

En l'an 2000, les frères Lorenzo et Frank Fertitta avaient déboursé 2 millions pour faire l'acquisition de l'organisation.

« Une première association a été lancée l'été dernier. Mais ça n'a pas fonctionné, je crois », a rappelé notre informateur.

« La tentative actuelle a plus de chances de survivre, car elle est l'initiative d'athlètes reconnus. Je peux vous dire cependant que la majorité des athlètes de l'UFC n'a pas été contactée à ce sujet. Il y a pour l'instant des questions », a-t-il conclu.

Les combattants Eddie Alvarez et Conor McGregor séparés par le président de l'UFC Dana White.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les combattants Eddie Alvarez et Conor McGregor séparés par le président de l'UFC Dana White.

Photo : Getty Images / Michael Reaves

La nouvelle administration est aussi à transformer le mode de fonctionnement de son organisme.

Elle a promis à ses créanciers bancaires une augmentation de 18 % des bénéfices nets, notamment avec une réduction de son personnel.

L'UFC a supprimé 80 % de son personnel au Canada, dont son président Tom Wright. UFC-Canada employait près de 350 personnes.

Wright était en poste depuis 2010 et avait réussi à légaliser les combats d'arts martiaux mixtes en Ontario.

D'importantes coupes avaient aussi été faites en Asie et à Las Vegas.

Elle mise aussi sur les droits de télévision qui doivent être renégociés. Le présent contrat se termine à la fin de l'année 2017 avec le diffuseur américain Fox.

L'UFC vise un contrat qui lui rapporterait 450 millions de dollars américains par année, comparativement à 175 millions en ce moment.

Fox et ESPN seraient les deux diffuseurs intéressés à présenter des événements.

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