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Dialyse à domicile : une solution pour les communautés autochtones éloignées

Steve Chapman fait son traitement de dialyse chez lui

Steven Chapman fait l'objet d'un projet-pilote de traitement de dialyse à domicile

Photo : Radio-Canada / Jody Porter

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un résident de la Première nation Kitchenuhmaykoosib Inninuwug située à 600 kilomètres au nord de Thunder Bay devient le premier de sa région à faire ses propres traitements d'hémodialyses à domicile. Il évite ainsi de faire un long trajet et de devoir passer plusieurs jours dans une grande ville.

Un texte de Caroline Bourdua Twitter Courriel avec les informations de Jody Porter CBC Thunder Bay  

Steven Chapman bénéficie d’un programme pilote entre le Centre régional des services de santé de Thunder Bay et le Réseau rénal de l’Ontario (RRO), dont le mandat est d’organiser et de gérer les prestations des services pour maladie rénale de la province.

L’homme de 52 ans qui souffre d’insuffisance rénale, devait auparavant franchir les 600 kilomètres séparant sa réserve, de la ville la plus proche pour recevoir ses traitements. M. Chapman a même dû quitter un emploi et sa famille pendant sa période de séjour à Thunder Bay.

Le prix à payer pour le traitement à domicile

Steven Chapman calibre la machine qu'il utiliser pour son traitement d'hémodialyse
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Steven Chapman doit s'administrer seul un traitement d'hémodialyse

Photo : Radio-Canada / Jody Porter

L’hémodialyse chez soi nécessite 4 heures de traitement, trois fois par semaine.

Et l'administrer soi-même n’est pas sans risque. « Si après m’être piqué pour insérer un tube intraveineux et qu’une veine sanguine fuit sans que je m’en aperçoive, cela pourrait être mortel », explique M. Chapman qui estime toutefois que le risque en vaut la peine.

Autre niveau de risque

Selon RRO, trois autochtones sur dix souffrent d’insuffisance rénale. La responsable du réseau, Mary Wrighley ajoute que la qualité de l’eau potable dans certaines communautés des Premières nations pose un défi.

«  Le traitement à domicile peut mener à une infection rénale si la machine flanche ou si l’eau et l’électricité sont inadéquates . »

— Une citation de  Mary Wrighley, RRO

Malgré ce risque, Mme Wrighley croit que le programme pilote d’une durée d’un an pourrait s’étendre à d’autres communautés éloignées, dans la mesure où celles-ci peuvent fournir un local pouvant accueillir l’équipement médical. Elles doivent aussi démontrer de l’intérêt, comme l’a fait Kitchenuhmaykoosib Inninuwug.

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