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De l’aide pour réviser les procédures de ligature des trompes à Saskatoon

Melika Popp

Melika Popp a accepté de participer à un comité externe de l'Autorité régionale de santé de Saskatoon

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Autorité régionale de santé de Saskatoon veut créer un comité afin d'étudier la question des ligatures des trompes dans les hôpitaux de la ville. L'an dernier, au moins quatre femmes autochtones ont raconté à CBC qu'elles avaient été victimes d'une stérilisation contre leur gré. L'une d'entre elles a décidé de prendre part au comité.

Melika Popp a assisté à une rencontre à ce sujet mardi avec l’Autorité. Elle désire sensibiliser les futures générations de femmes devant le choix difficile que représente la ligature des trompes.

C’est mon chemin vers la guérison.

Melika Popp

Cette dernière a raconté qu’il y a huit ans environ, elle a été mal informée lorsqu’est venu le temps de choisir si elle optait ou non pour une ligature des trompes. Une décision qu’elle a dû prendre immédiatement après la naissance de son deuxième enfant, né par césarienne.

Maintenant, l’Autorité régionale de santé de Saskatoon veut aller de l’avant pour éviter que ce genre de situation se reproduise. Depuis l’an dernier, l’Autorité a modifié ses procédures qui incluent dorénavant une approbation écrite de la part des femmes désirant obtenir une ligature des trompes après un accouchement.

La directrice des services de soins de santé maternelle à l’Autorité précise que cette nouvelle procédure permet de s’assurer que les femmes ne donnent pas leur consentement lorsqu’elles se sentent vulnérables. Leanne Smith indique que la douleur vécue pendant et après un accouchement est considérée comme étant une situation de vulnérabilité pour les femmes.

En 2010, près de 94 ligatures des trompes ont été effectuées après une naissance naturelle. Cinq ans plus tard, le nombre était de 20.

À la suite des témoignages des femmes autochtones l’an dernier, l’Autorité régionale de santé de Saskatoon a annoncé qu’elle allait effectuer une révision externe de ses procédures grâce à un comité. Or, l’Autorité devait trouver d’anciennes patientes qui désiraient y participer.

Lorsque Melika Popp a fait part de son intérêt, l’Autorité s’est montrée enthousiaste. Selon l’Autorité, grâce à la participation de patientes qui ont vécu l’expérience, le comité sera en mesure d'apporter des changements.

L’Autorité dit négocier en ce moment avec deux autres anciennes patientes afin qu’elles participent au comité. Elle demande aux femmes qui voudraient faire partie du comité de communiquer avec l’Autorité régionale de santé de Saskatoon.

Avec les informations de Jennifer Quesnel, CBC News Saskatchewan

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