•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Devenir proche aidant au péril de sa santé

En 2012, le Québec comptait plus de 1,13 million de proches aidants ayant offert au cours des 12 derniers mois, sans rémunération, des soins et du soutien à domicile à une personne aînée.

Seulement 6 % des proches aidants qui s’occupaient d’un aîné en 2012 ont fait appel aux services de répit.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La presque totalité des proches aidants qui s'occupent d'une personne aînée au Québec admettent que leurs responsabilités ont une incidence sur leur propre santé.

Un texte de Louis GagnéTwitterCourriel 

C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) pour le compte de l’Appui, un organisme qui vient en aide aux proches aidants, et dont les résultats ont été publiés plus tôt ce mois-ci.

Le document révèle que 99 % des répondants reconnaissent que les soins qu’ils apportent à un aîné ont eu un impact sur leur santé. Ces effets se manifestent principalement sous la forme d’inquiétude ou d’angoisse (37 %), de fatigue (32 %) et de problèmes de sommeil (22 %). De nombreux proches aidants admettent également se sentir débordés (22 %), mécontents (19 %), en colère (19 %) ou déprimés (15 %).

Ces données sont tirées de l’Enquête sociale générale (ESG) de 2012 sur les soins donnés et reçus. Avant la rédaction de ce document, les statistiques les plus à jour sur les proches aidants d’aînés remontaient au recensement de 2006.

Description d’un proche aidant d’aîné

« Il s’agit d’une personne âgée de 15 ans et plus, ayant fourni, au cours des 12 derniers mois, au moins une heure d’aide par semaine à une personne de 65 ans et plus en raison d’un problème de santé de longue durée, d’une incapacité physique ou mentale, ou de problèmes liés au vieillissement. »

Source : Portrait statistique des proches aidants de personnes de 65 ans et plus au Québec, 2012

Impacts financiers

En plus d’avoir des répercussions sur leur santé, les répondants soutiennent dans une proportion de 68 % que leur rôle de proche aidant a un impact sur leur situation financière. Les dépenses encourues par la prise en charge d'un aîné sont principalement liées au transport, aux déplacements ou à l’hébergement.

L’enquête de l’ISQ révèle également qu’un répondant sur trois (34 %) a dû réduire son temps consacré aux activités sociales ou aux passe-temps. Une proportion presque identique (33 %) a affirmé avoir réduit le temps consacré à la détente et à soi-même.

Une majorité de proches aidants prenant soin d’un aîné (57 %) occupaient un emploi en 2012. Parmi eux, plus de 64 % disaient n’avoir aucune flexibilité dans leur horaire de travail.

Proches aidants: entretien avec Danièle Henkel et Gregory Charles

Services de répit

Même si le fait de prendre soin d’un aîné se ressent sur leur santé, leurs finances personnelles et leur vie familiale, les proches aidants sont très peu nombreux à avoir fait appel aux services de répit qui leur sont offerts. Ainsi, 94 % des répondants ont indiqué n’avoir eu recours à aucun de ces services.

Les proches aidants d’aînés au Québec : faits saillants

- Plus d’un million de Québécois ont offert, sans rémunération, des soins ou de l’aide à domicile à une personne aînée en 2012

- 30 % des proches aidants étaient âgés de 45 à 54 ans

- 58 % étaient des femmes

- 57 % occupaient un emploi

- 42 % affirmaient ressentir du stress en rapport avec leurs responsabilités

Source : Portrait statistique des proches aidants de personnes 65 ans et plus au Québec 2012

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...