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Un garçon retrouve la vue grâce à des lunettes technologiques

un jeune garçon regarde un livre.

Benny Francey jette un coup d'oeil à un livre avec ses nouvelles lunettes eSight.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Radio-Canada

Un garçon malvoyant âgé de 10 ans de Selkirk au Manitoba a retrouvé la vue grâce à des lunettes technologiques eSight.

Benny Francy et son frère Ashton sont atteints d'amaurose congénitale de Leber (ACL), une maladie génétique grave de la rétine. Cette maladie rare ne leur permet de voir que des silhouettes.

Benny, 10 ans, s’est rendu à la bibliothèque de Selkirk muni de ces nouvelles lunettes pour la première fois dimanche. « Je peux voir tous les détails », constate Benny Francey en regardant un livre.

lunette esightAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La technologie des lunettes eSight a été lancée par une compagnie torontoise au début de l'année 2015 et est toujours à l’étude.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Ces lunettes technologiques récentes sont fabriquées par eSight, une entreprise canadienne située à Toronto, et coûtent 20 000 dollars.

Les lunettes sont équipées d’une caméra spéciale qui alimente en temps réel des mini-écrans situés près de l'œil. Grâce aux images en haute résolution qui sont générées, le garçon peut voir clairement.

Puisque le gouvernement du Manitoba ne finance pas la technologie eSight, la famille a utilisé le sociofinancement pour parvenir à acheter cette paire de lunettes.

Le père de Benny, Ryan Francey, dit qu'il est touchant de voir son fils observer les visages. « Le fait qu’il puisse voir le visage des gens est une chose étonnante et merveilleuse pour lui. Il reste là et vous observe pendant un long moment », explique Ryan Francey.

Prendre le temps de s'adapter

Benny a vu le visage de sa mère pour la première fois le mois dernier, lors de l’essai des lunettes à Toronto. Il y avait une possibilité que la technologie eSight ne fonctionne pas pour lui, ce qui est d'ailleurs le cas de son frère Ashton.

Le garçon a tout de suite dit que sa mère avait un gros nez, un moment qui a été capturé sur vidéo et qui a bien fait rire famille et amis.

Dans l'immédiat, Benny Francey porte ses nouvelles lunettes qu’une heure par jour. « C'est beaucoup d’informations à assimiler, de tout voir en détail, pour quelqu'un qui n'a jamais vu avant », souligne le père de Benny. « Tout ça, c'est difficile pour son cerveau. »

Bien qu'il ne les porte que peu, ses lunettes ont fait une bonne impression sur ses camarades de classe aux dires de Benny Francey. « Les gens pensent que ce sont des lunettes de réalité virtuelle », dit-il. « Ils les ont beaucoup aimées. »

Maintenant, le travail ne fait que commencer pour Benny, qui ne lit que le braille. Il doit maintenant se concentrer pour apprendre à lire l’alphabet.

Deux jeunes garçons assis à une table dans une bibliothèque.  Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ashton et Benny Francey sont tous deux atteints d'amaurose congénitale de Leber (ACL), une dégénérescence incurable des récepteurs lumineux de la rétine.

Photo : Radio-Canada / Austin Grabish

Selon un article de Austin Grabish, CBC News

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