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La violence familiale en hausse au N.-B.

La violence domestique est en hausse au Nouveau-Brunswick.

La violence domestique est en hausse au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les policiers répondent à dix appels en lien avec de la violence familiale chaque jour au Nouveau-Brunswick, selon de nouvelles statistiques de la GRC.

Le nombre de cas de violence familiale est en hausse, selon les chiffres rendus publics par la GRC.

Pour les six premiers mois de 2016, près de 2000 interventions ont été faites par les policiers. En 2015, il y a eu 3571 signalements pour l’année au complet.

La pointe de l’iceberg

Les intervenants qui travaillent avec des victimes de violence familiale soulignent que ces chiffres ne représentent pas toute la réalité, puisque la majorité des victimes ne dénoncent pas les agressions dont elles sont victimes.

Le manque de confiance envers le système judiciaire serait une des raisons qui expliquerait le faible taux de signalement.

Les réseaux sociaux responsables de cette hausse

La directrice générale du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour à Shédiac, Kristal LeBlanc, explique qu’il semble y avoir plus de harcèlement depuis l’arrivée des réseaux sociaux.

« Quand les femmes décollent d'une relation et qu’elles décident d'aller dans une maison d'hébergement, c'est vraiment le harcèlement tous les jours. Puis maintenant il y a même des abuseurs qui savent comment rentrer dans ton cellulaire et qui peut vraiment suivre où est-ce que tu vas », explique Kristal LeBlanc.

« C'est un outil qu'on a mis dans les mains des abuseurs qui met les femmes plus à risque. »

— Une citation de  Kristal LeBlanc, directrice générale du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour

Les intervenants dénoncent un manque de collaboration entre les différentes ressources disponibles pour les victimes et reconnaissent qu’il faut travailler de concert pour pallier le problème.

Plus de financement

Kristal LeBlanc croit que les organismes communautaires ont besoin de plus d’argent.

Le gouvernement fédéral dit qu'il compte bien investir dans des maisons d'hébergement pour les victimes dans le cadre de son programme d'investissement en infrastructure.

La députée fédérale de Moncton-Riverview-Dieppe, Ginette Petitpas-Taylor, croit qu’il faut agir pour réduire l’écart des services offerts en ville et en région.

« Si on habite dans une région comme Moncton, c'est sûr qu'il y a beaucoup plus de services qui existent qui si on parle d'un petit village quelque part au Nouveau-Brunswick. On doit s'assurer qu'une consistance des services existe », dit-elle.

Dans le Grand Moncton, la majorité des victimes de violence sont des femmes âgées de plus de 55 ans.

Selon les informations de Pierre-Alexandre Bolduc.

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