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L'Ontario obtient le statut d'observateur à l'Organisation internationale de la Francophonie

Le drapeau franco-ontarien
Le drapeau franco-ontarien Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'Ontario a obtenu samedi le statut d'observateur à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) durant le Sommet de la Francophonie à Madagascar, a annoncé la ministre déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde.

« C'est officiel, l'Ontario se joint à L'OIF à titre d'observateur », a annoncé samedi la ministre déléguée aux Affaires francophones dans un message sur Twitter.

Le statut d'observateur de l'Ontario à l'Organisation internationale de la Francophonie doit lui permettre d’avoir accès à « de nouvelles possibilités de coopération dans divers domaines, dont celui de la culture, de l’éducation ainsi que du développement économique », affirme aussi le gouvernement dans un communiqué.

L'Ontario a pris l'engagement de protéger et de promouvoir la langue française ainsi que l'identité francophone.

Kathleen Wynne, première ministre de l'Ontario

Dans un message vidéo, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, a affirmé : « La communauté franco-ontarienne fait partie intégrante du passé, du présent et de l'avenir de notre province. »

 

La province essayait depuis une dizaine d'années d'adhérer à l'organisation. Pour la première fois, la province avait reçu l'appui des premiers ministres du Québec, du Nouveau-Brunswick et du Canada.

L'Ontario qui compte quelque 600 000 francophones et des millions de francophiles apportera certainement une contribution importante à l'Organisation.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Cette décision signifie que les 80 États membres de l'OIF réunis en fin de semaine au Sommet de la Francophonie, à Madagascar, ont voté à l'unanimité pour accepter l'Ontario.

Kathleen Wynne ne s'est pas rendue à Madagascar et c'est la ministre ontarienne déléguée aux Affaires francophones, Marie-France Lalonde, qui a prononcé un discours (ci-dessous) pour convaincre les délégués d’accepter la demande d’adhésion de l’Ontario.

À titre d'observateur, la province n'aura toutefois pas les mêmes droits que le Québec et le Nouveau-Brunswick, qui sont membres à part entière de l'OIF depuis les années 1970.

L'Ontario pourra participer au Sommet, à la conférence ministérielle et aux sessions du conseil permanent de la Francophonie, mais la province ne pourra pas intervenir durant les débats ni voter sur des résolutions.

Les réactions de la communauté francophone

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a accueilli la nouvelle avec « enthousiasme ».

L’Assemblée croit que cette décision contribuera à l’épanouissement de notre communauté dans les dossiers de l’immigration francophone et du développement de l’économie franco-ontarienne.

Carol Jolin, président de l'AFO

Le président de l'AFO, Carol Jolin, estime que cette adhésion permettra de promouvoir la francophonie ontarienne sur la scène internationale.

Le Centre francophone de Toronto (CFT) a dit espérer que cette adhésion permettra à l'Ontario d'atteindre ses objectifs en matière d'immigration francophone.

Il faut que l'obtention de ce siège s'accompagne d'une véritable volonté politique du fédéral et de la province de favoriser l'immigration francophone en Ontario.

Lise Marie Baudry, directrice du Centre francophone de Toronto

Le CFT appuie aussi l'idée que l'Ontario devienne un jour un membre permanent de l'OIF.

La Fédération des communautés francophones et acadienne a dit dans un message sur Twitter : « Une formidable nouvelle pour l'Ontario, pour la francophonie canadienne et pour la Francophonie tout entière! »

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