•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des élèves de l’École Victor-Brodeur unis contre la pauvreté infantile

Les élèves Danielle Ruhigisha et William Robertson avec leur enseignante Julie Gagnon
Les élèves Danielle Ruhigisha et William Robertson avec leur enseignante Julie Gagnon Photo: Danielle Ruhigisha et William Robertson, École Victor-Brodeur
Radio-Canada

L'école francophone Victor-Brodeur à Victoria est à la tête d'une entreprise charitable cette fin de semaine. Les élèves de l'établissement organisent plusieurs activités pour aider à éradiquer la pauvreté chez les enfants.

Un texte de Hind BoughedaouiTwitterCourriel 

Il y a deux ans, quatre élèves de l’école Victor-Brodeur et leur enseignante, Julie Gagnon, sont allés à Ottawa pour assister au sommet « Tenir la promesse ». Une rencontre destinée à commémorer un serment vieux de 25 ans. Ed Broadbent, alors chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) fédéral, avait promis de faire cesser la pauvreté chez les enfants avant l’an 2000.

Deux ans plus tard, deux de ces jeunes âgés de 15 ans aujourd’hui, Danielle Ruhigisha et William Robertson, avec l’aide de la même enseignante, lancent leur propre projet baptisé « Halte à la pauvreté ».

Pendant un an et demi, et avec l’aide du Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique, ils ont élaboré leur événement. Le premier rendez-vous de cette initiative a lieu vendredi soir et se prolonge samedi.

La pauvreté infantile ça existe, c’est très réel et ce n’est pas un choix.

Danielle Ruhigisha, élève de l’École Victor-Brodeur à l’origine du projet « Halte à la pauvreté »

L’objectif est simple : impliquer les jeunes et leur faire prendre conscience de la situation. « On veut sensibiliser les jeunes de notre école sur la pauvreté infantile et faire une différence en Colombie-Britannique, car c’est la province qui a le taux le plus élevé au Canada », explique William Robertson. Une déclaration corroborée par les chiffres du rapport de l’organisme de défense des enfants First Call publié jeudi et qui stipule qu'un enfant sur cinq vit dans la pauvreté en Colombie-Britannique.

« Une situation injuste »

Un total de 25 jeunes sont impliqués dans l'initiative, car comme pour William Robertson, ils veulent « initier un changement pour éradiquer une situation injuste. » Danielle, quant à elle, va encore plus loin. Elle admet non seulement avoir le « cœur brisé face à cette situation », mais n’arrive toujours pas à croire que cette situation existe « au Canada et en Colombie-Britannique qui est une province prospère. »

Le samedi matin est dédié au tri des objets et de la nourriture collectés depuis plus d’un mois. Ceux-ci seront distribués dans la journée à divers organismes de bienfaisance : Threshold, un organisme qui s’occupe de jeunes sans-abri de 16 à 21 ans, 1Up, une association d’aide aux familles monoparentales, et la banque alimentaire Mustard Seed.

Danielle, à l’origine du projet, et William ne comptent pas s’arrêter là. En 2017, ils ambitionnent de rassembler toutes les écoles du CSF autour de leur projet pour éradiquer la pauvreté infantile en Colombie-Britannique.

Colombie-Britannique et Yukon

Pauvreté