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Quand votre agresseur a la clef de votre logement

Plusieurs victimes d'agressions ont peur de rentrer chez elles, de peur d'y rencontrer leur agresseur.

Plusieurs victimes d'agressions ont peur de rentrer chez elles, de peur d'y rencontrer leur agresseur.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Bascaron

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quatre organismes du Bas-Saint-Laurent unissent leurs voix pour dénoncer une forme d'agression dont on parle peu fréquemment : les agressions dans les logements.

Un texte de Julie TremblayTwitterCourriel  

Selon le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de Rimouski, de plus en plus de femmes brisent le silence sur ce type d'agressions, qui, souvent, les force à quitter leur appartement.

Dans une situation d'agression dans un logement, les femmes sont toujours dans un état d'alerte, [...] elles ne se sentent plus en sécurité chez elles.

Une citation de : Pascale Parent, intervenante au CALACS de Rimouski
Pascale Parent est intervenante au CALACS Bas-Saint-LaurentAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pascale Parent est intervenante au CALACS Bas-Saint-Laurent

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

À l'occasion des 12 jours d'action contre les violences envers les femmes, l'organisme participe à une campagne de sensibilisation nationale, en collaboration avec le Comité Logement Rimouski-Neigette, la maison d'hébergement La Débrouille de même que le Centre-Femmes de Rimouski.

Plusieurs témoignages ont été recueillis afin de sensibiliser le gouvernement à l'urgence d'agir pour prévenir ces agressions, qui, souvent, sont perpétrées par un propriétaire, un concierge ou un voisin.

Mon agresseur avait la clé de chez moi...

Une citation de : Extrait d'un témoignage d'une femme ayant subi une agression dans son logement

Une pétition a aussi été lancée afin de demander à Québec de prendre des mesures concrètes pour venir en aide aux victimes de violence. Ses signataires demandent entre autres que les propriétaires d'immeubles mettent en place des mécanismes permettant de prévenir et de combattre la violence.

Ils souhaitent aussi que Québec reconnaisse et dénonce la gravité du harcèlement sexuel touchant spécifiquement les femmes locataires et que les victimes d'agressions puissent être indemnisées si elles doivent quitter leur loyer après avoir subi une agression.

Le coordonnateur du Comité Logement Rimouski-Neigette, Guy Labonté.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le coordonnateur du Comité Logement Rimouski-Neigette, Guy Labonté.

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

« Quand tu vis de la violence sexuelle dans ton logement [...] tu as le droit de le quitter, mais il faut que tu paies deux mois de loyer pour pouvoir quitter... », déplore le coordonnateur du Comité Logement Rimouski-Neigette, Guy Labonté.

La pétition sera déposée à l'Assemblée nationale le 6 décembre, point culminant de ces 12 journées d'action contre la violence faite aux femmes, et qui coïncide aussi avec l'anniversaire de la tuerie de Polytechnique.

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