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Changements au programme d'entrée express : des immigrants francophones ont espoir

Siamak Ebrahimi, dans son bureau à North Vancouver
Siamak Ebrahimi espère bénéficier des changements au programme d'Entrée express. Photo: Radio-Canada / Don Mars
Radio-Canada

Des changements récents au programme d'entrée express d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pourraient permettre à des immigrants francophones de demeurer au Canada. La nouvelle façon de calculer les points pour le programme donnent une lueur d'espoir à des personnes qui croyaient être contraintes à quitter le pays.

Un texte de Julie LandryTwitterCourriel 

Le programme mobilité francophone, anciennement avantage significatif francophone, a été mis sur pied pour permettre à des immigrants francophones de s'installer plus facilement dans les provinces canadiennes à l'extérieur du Québec. Ils peuvent accéder à des emplois sans passer par l'Étude d'impact sur le marché du travail (EIMT), ce qui rend la tâche plus facile et moins coûteuse pour leur employeur.

Mais cet avantage représentait aussi un désavantage lorsque venait le temps d'ouvrir un dossier d'Entrée express, en vue d'une résidence permanente. Souvent, sans l'EIMT, les immigrants n'avaient pas assez de points pour être repêchés par le système d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

Gabrielle Frédette-Fortin est consultante réglementée en immigration canadienne, à VancouverGabrielle Frédette-Fortin est consultante réglementée en immigration canadienne, à Vancouver Photo : Radio-Canada / Tristan Lerudulier

Depuis le 19 novembre dernier, les règles de l'Entrée express ont changé. « On n'a plus besoin d'étude d'impact sur le marché du travail », explique Gabrielle Frédette-Fortin, consultante réglementée en immigration canadienne. Les immigrants pourront automatiquement recevoir 50 ou 200 points, selon certaines catégories d'emplois. « On avait beaucoup de gens dans les 450 points qui sont là, dans la base de données, qui attendent. Avec cette possibilité de 50 points supplémentaires, je pense que ça va faire des gens heureux. »

Par voie de communiqué, le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum a indiqué : « Nous nous sommes engagés à en faire plus pour attirer des immigrants hautement qualifiés au pays afin qu'ils deviennent résidents permanents, car leur apport est important à la croissance de notre économie et au renforcement de notre société. »

Lueur d'espoir

La famille de Siamak Ebrahimi, dont le visa de travail prend fin le 29 décembre de cette année, voit dans ces changements une lueur d'espoir.

« Je n'attendais pas ça. Au début, j'attendais, mais petit à petit, j'avais lâché. Je ne pensais pas que ça arrive », explique celui qui avait réussi à renouveler son visa de justesse, l'an dernier.

Sa famille ne veut pas se réjouir trop vite, de peur de vivre un désespoir par la suite. « On a tellement eu des hauts et de bas ». Il se réjouit toutefois déjà pour la francophonie. « Je pense que ça va changer beaucoup de chose pour les gens qui sont arrivés ici au Canada dans le cadre de mobilité francophone. »

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