•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des espaces sûrs pour les enfants au milieu de conflits familiaux à l'Î.-P.-É.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Île-du-Prince-Édouard annonce la création d'un programme de visites et de transferts de garde supervisés pour les enfants qui se retrouvent au milieu de conflits familiaux.

Un texte de François Pierre DufaultTwitterCourriel 

Une dizaine d'organismes à travers la province offriront des espaces sûrs pour des visites et des transferts de garde. Ces espaces seront équipés de jouets et de jeux pour rendre les visites « positives et axées sur l'enfant », précise le gouvernement.

L'accès supervisé est un type de visite où un parent rencontre ses enfants en présence d'un fournisseur de services formé et indépendant. Le transfert de garde supervisé se produit lorsqu'un tiers prend en charge les enfants d'un parent jusqu'à l'arrivée d'un autre parent.

Les parents sont habituellement dirigés vers de tels services par les tribunaux.

« La plupart des conflits parentaux se produisent lors de visites ou de transferts de garde d'enfants. Donc, fournir un lieu sécuritaire et axé sur l'enfant pour que les parents fassent ces échanges est un élément important pour garder les enfants de l'île en sécurité », affirme le premier ministre Wade MacLauchlan.

Service offert en français

Le programme de visites et de transferts de garde supervisés sera offert en français par l'organisme Cap Enfants à Wellington, dans la région Évangéline.

« Les enfants sont plus vulnérables. Nous leur donnons l'occasion d'interagir avec leurs parents d'une manière supervisée et sécuritaire », explique Janine Gallant, directrice de l'organisme Cap Enfants, qui dessert aussi toute la population francophone de l'Île-du-Prince-Édouard.

Les centres de ressources familiales, comme Cap Enfants, font équipe avec l'organisme Chances Family Centres PEI pour mettre sur pied le programme de visites et de transferts de garde supervisés.

Le programme sera aussi offert aux familles autochtones au Mi’Kmaq Family Resource Center à Charlottetown.

La création d'espaces sûrs pour les enfants au centre de conflits parentaux est une recommandation du coroner à la suite de la mort violente du petit Nash Campbell. L'enfant de quatre ans est mort avec sa mère dans l'incendie d'une voiture près de Tignish, en juin 2013. Les autorités ont conclu qu'il s'agissait d'un meurtre-suicide.

La garde partagée du petit Nash Campbell était une source de conflits entre ses parents.

Intervenant provincial auprès des enfants

L'opposition à Charlottetown réclame, pour sa part, la création d'un bureau de protecteur auprès des enfants. Le député progressiste-conservateur James Aylward rappelle qu'il s'agit aussi d'une recommandation du coroner dans son rapport sur la mort du petit Nash Campbell.

L'Île-du-Prince-Édouard est la seule province qui n'a pas d'ombudsman des enfants ayant le pouvoir de recevoir les plaintes, d'enquêter et de formuler des recommandations au gouvernement.

La ministre des Services à la famille et à la personne, Tina Mundy, affirme que le gouvernement libéral préfère investir dans les services à l'enfance de première ligne.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Île-du-Prince-Édouard

Société