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Prana, en affaires pour changer le monde

L'entreprise Prana se spécialise dans la production de produits alimentaires biologiques.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La florissante entreprise montréalaise partagera ses profits avec ses employés. Ce fabricant de collations bio cherche aussi comment réduire son empreinte écologique.

Un texte de Vincent Maisonneuve

La cofondatrice de Prana, Marie-Josée Richer, s’est lancée en affaires avec la conviction qu’il était possible de changer le monde. « Je ne peux pas m’imaginer que l’on va continuer comme ça encore 50 ans! Il y a tellement d’enjeux dans le monde, il faut agir », dit-elle d’entrée de jeu.

Pour changer les choses, je dois le faire à l’intérieur du système. Ne faire que chialer, ça ne donne rien.

Marie-Josée Richer
Marie-Josée Richer, cofondatrice de l'entreprise Prana

Marie-Josée Richer, cofondatrice de l'entreprise Prana

Photo : Radio-Canada

Prana fabrique des collations, des produits alimentaires biologiques vendus d’un bout à l’autre du pays. L’entreprise compte sur un chiffre d’affaires de 30 millions de dollars et vise maintenant le marché américain.

L'entreprise Prana se spécialise dans la production de produits alimentaires biologiques.

L'entreprise Prana se spécialise dans la production de produits alimentaires biologiques.

Photo : Radio-Canada

Pour la cofondatrice, le profit est loin d’être la seule source de motivation.

Oui, on pense au profit, car c’est ce qui assure la pérennité de l’entreprise. Mais on doit aussi penser aux personnes et à la planète.

Marie-Josée Richer

« Dans les états financiers, tu ne dois pas avoir juste une ligne “profit”. Tu dois avoir une ligne “implication sociale et impact environnemental” », explique la femme d’affaires.

L’entreprise s’enrichit, les employés aussi

Dans l’entreprise, un employé au bas de l’échelle salariale qui travaille sur le plancher gagne au moins 14 $ l’heure. L’employeur paie les assurances et garantit quatre semaines de vacances par année.

L'entreprise Prana paie ses employés au bas de l'échelle salariale plus de trois dollars supplémentaires que le salaire minimum.

Employés au travail chez Prana

Photo : Radio-Canada

Plus l’entreprise sera rentable, plus l’ensemble des employés va s’enrichir avec la mise en place, cette année, d'un programme de partage des profits. « Ce n’est pas seulement mon copain [l’autre cofondateur] et moi qui allons nous partager les profits », souligne Marie-Josée Richer.

Tous ensemble, on partagera le profit. Les efforts qui sont faits seront redonnés aux employés.

Marie-Josée Richer

« Les décisions ne sont pas prises seulement par le haut »

Pour la cofondatrice, le plus important c’est aussi de gérer l'entreprise en toute transparence et de permettre à tous les employés d’avoir leur mot à dire dans les grandes orientations stratégiques.

« Tout le monde est conscient de ce qui se passe dans l’entreprise au niveau des chiffres. Tout le monde connaît les revenus et les dépenses, de la personne qui rôtit les noix au personnel de bureau. Les décisions ne sont pas prises seulement par le haut », soutient Marie-Josée Richer.

La cofondatrice de Prana, Marie-Josée Richer, insiste sur la transparence de son entreprise.

La cofondatrice de Prana, Marie-Josée Richer, insiste sur la transparence de son entreprise.

Photo : Radio-Canada

L’objectif, c’est de profiter de l’expertise et des connaissances de tous les employés, explique celle qui occupe aussi le poste de vice-présidente au marketing.

« Ce qui est fou, c’est qu’au bout du compte, ça amène plus de gens. Il y a plus de gens qui souhaitent travailler ici, car c’est aligné avec leur valeur et ça aide vraiment à la rétention », observe la cofondatrice de Prana.

Réduire l’empreinte écologique

Tiffanie Murillo a justement quitté un emploi dans une multinationale pour se joindre à la PME montréalaise. « On ne travaille pas dans une entreprise traditionnelle. On travaille pour une entreprise qui se bat pour sa mission, qui se bat pour ses valeurs », note-t-elle.

Tiffanie Murillo, responsable de la recherche et du développement chez Prana

Tiffanie Murillo, responsable de la recherche et du développement chez Prana

Photo : Radio-Canada

La responsable de la recherche et du développement se consacre actuellement à mesurer l’empreinte écologique de la compagnie. Son but : trouver la meilleure façon de réduire l’impact environnemental de chaque produit Prana.

Ça peut vouloir dire aider un fournisseur étranger à moderniser ses méthodes de production ou encore revoir la façon d’emballer et de transporter les produits.

C’est possible d’être profitable, d’avoir une belle croissance tout en assumant pleinement sa responsabilité sociale et environnementale.

Tiffanie Murillo

« C’est comme ça que les choses vont changer. Je pense que les partenaires d’affaires se rendent compte que le consommateur est prêt à encourager des entreprises comme ça », insiste Marie-Josée Richer, pour qui le monde des affaires doit impérativement être un moteur de changement.

L'innovation 100 % québécoise; Une série du Téléjournal Grand Montréal 

Économie