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Vers Forêt : une entreprise du Témiscamingue veut développer le marché du chaga et du thé du labrador

Une tige de thé du Labrador
Une tige de thé du Labrador Photo: Radio-Canada / Jean-François Michaud/Radio-Canada

Certains produits forestiers retrouvés en Abitibi-Témiscamingue connaissent un nouveau souffle de popularité chez les consommateurs. C'est le cas du thé du Labrador ainsi que du champignon chaga. L'entrepreneur Jonathan Lynch a récemment fait l'acquisition de l'entreprise Vers Forêt du Témiscamingue, qui se spécialise dans le domaine des produits de la forêt.

Un récent reportage de Radio-Canada indique que l'intérêt populaire pour le thé du Labarador est en pleine croissance. « Il semble que le thé du Labrador soit destiné à une longue carrière internationale, peut-on y lire. En effet, si les Amérindiens s’en servaient pour ses propriétés curatives, des scientifiques s’intéressent maintenant à ses teneurs élevées en antioxydants et en tannins. Des chercheurs de l’Université du Québec à Chicoutimi viennent d’ajouter des fonctions antitumorales à la liste de ses vertus. »

Invité à l'émission Région zéro 8, Jonathan Lynch, de Vers Forêt, confirme l'intérêt pour ce produit dans la région. Il constate qu'« il y a une demande pour le thé comme le reportage le disait. C'est en forte croissance, la demande. Pour ce qui est de la ressource, on croyait que ça pouvait mettre la ressource en péril si elle est récoltée n'importe comment. À Vers Forêt, on a vraiment un souci que les récoltes se fassent dans une optique durable afin que la ressource soit renouvelée. Nous, on cueille les produits à la main et on cueille de façon à ce que la plante puisse se régénérer. »

Ayant nouvellement acquis son entreprise, il compte bien sûr le succès du thé du Labarador pour connaître du succès. Mais il n'en demeure pas moins que M. Lynch est aussi très intéressé par le domaine mycologique. Le champignon chaga, qu'on retrouve dans nos forêts, est particulièrement à la mode par les temps qui courent. « C'est un produit qui est en forte croissance. Il y a une bonne demande pour ça. C'est un champignon qui croit sur le bouleau blanc et qui aurait des vertus médicinales », explique-t-il.

L'entreprise est intéressée à aller encore plus loin que la simple récolte et vente de ces produits. Chez Vers Forêt, on voudrait développer le mycotourisme au Témiscamingue. « Je pense que tout le monde a à gagner à apprendre à trouver les espèces qui sont comestibles, les identifier comme il faut, découvrir aussi toute la gastronomie qui entoure les champignons sauvages. Aussi, avec Opémican qui s'en vient, ça peut amener une bonne base de touristes qui pourraient être intéressés par le mycotourisme », estime Jonathan Lynch.

Pour le moment, l'entreprise demeure un « à côté » pour M. Lynch. Cependant, il est à la recherche de cueilleurs pour le printemps prochain, ainsi que pour l'hiver afin de pouvoir récolter du chaga. L'entrepreneur insiste d'ailleurs sur la philosophie de l'entreprise : cueillir dans le respect de la nature.

Abitibi–Témiscamingue

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