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Que sont devenus ces politiciens à qui le pouvoir a échappé?

Radio-Canada

Le 9 novembre, la candidate démocrate Hillary Clinton a perdu l'élection présidentielle américaine, marquant la fin de l'ambition d'une vie. Que sont devenus ces politiciens qui ont tenté l'aventure, mais n'ont jamais été chefs du gouvernement? Portraits.


AL GORE

Al Gore a fait campagne pour la candidate démocrate Hillary Clinton en octobre 2016.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Al Gore a fait campagne pour la candidate démocrate Hillary Clinton en octobre 2016.

Photo : AP / Andrew Harnik

Ancien vice-président américain, Albert Arnold « Al » Gore est le candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2000, l'une des plus controversées de l'histoire des États-Unis. Le soir de l'élection, aucun gagnant n'a pu être déclaré en raison du vote trop serré en Floride. Ce n'est qu'un mois plus tard que George W. Bush a été sacré vainqueur, au terme d'une longue bataille judiciaire. Comme Hillary Clinton cette année, Al Gore a lui aussi gagné le vote populaire à l'échelle nationale, mais a perdu le Collège électoral.

Le candidat démocrate a depuis quitté la politique pour se reconvertir en militant pour la lutte contre les changements climatiques, ce qui lui a valu un prix Nobel de la paix en 2007. L'année précédente, il était au coeur du documentaire sur le sujet, Une vérité qui dérange, un succès critique et populaire.

Al Gore est aussi un homme d'affaires, ayant fondé puis revendu une chaîne de télévision, Current TV. Il est également un important actionnaire et conseiller de Google.


MITT ROMNEY

Mitt Romney lors d'une rencontre avec le président élu Donald TrumpAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mitt Romney lors d'une rencontre avec le président élu Donald Trump

Photo : Associated Press / Carolyn Kaster

L'homme d'affaires et ancien gouverneur du Massachusetts n'a lui non plus jamais été président des États-Unis. Mitt Romney a perdu l'élection présidentielle en 2012 au profit du président sortant démocrate Barack Obama. Mitt Romney avait aussi été candidat à la primaire présidentielle républicaine de 2008, remportée par John McCain.

Après sa défaite en 2012, il n'a pas complètement disparu de la vie publique. Lors des élections de mi-mandat de 2014, il a fait campagne pour un certain nombre de candidats républicains. Puis Mitt Romney s'est invité dans la course à l'investiture républicaine de 2016 en qualifiant Donald Trump d'« imposteur ».

La rumeur voulait qu'il se présente lui-même à la dernière élection présidentielle, ce qu'il n'a pas fait.

Mitt Romney travaille aussi pour Solamere Capital, un fonds spéculatif géré en partie par son fils.


HENRY CLAY

L'homme d'État américain Henry ClayAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'homme d'État américain Henry Clay

Photo : Collection de la famille Wilson

L'un des plus importants hommes d'État américains du 19e siècle n'a jamais été président. Surnommé « le grand pacificateur », Henry Clay a réussi à arracher plusieurs compromis en tant que sénateur et président de la Chambre des représentants, permettant de préserver la cohésion de l'Union, divisée entre les États esclavagistes du Sud et les États libres du Nord.

Membre du Parti républicain-démocrate, l'ancêtre du Parti démocrate actuel, Henry Clay a pourtant été défait trois fois lors de l'élection présidentielle, en 1824, 1832 et 1844. « Je préfère avoir raison qu'être président », a-t-il déjà dit.

L'homme politique s'est retiré quelque temps de la vie publique après son dernier échec pour ensuite y retourner en 1846, devenant représentant du Kentucky au Sénat. Il est mort quelques mois après avoir annoncé sa démission du Sénat, en 1852.


TOMMY DOUGLAS

Le chef du NPD à Hamilton lors d'une manifestation en 1968Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef du NPD Tommy Douglas à Hamilton lors d'une manifestation en 1968

Photo : La Presse canadienne

En 2004, les auditeurs de CBC le nommaient le « plus grand Canadien ». Pourtant, l'ancien premier ministre de la Saskatchewan et père de l'assurance-maladie universelle n'a jamais remporté une élection pour devenir premier ministre du Canada. Il a perdu les élections fédérales de 1963, 1965 et 1968 en tant que chef du Nouveau Parti démocratique, chaque fois contre le libéral Lester B. Pearson.

Tommy Douglas est demeuré chef du parti jusqu'en 1971 et député jusqu'en 1978.

Après la politique, il a notamment siégé au conseil d'administration de Husky Oil (aujourd'hui Husky Energy), une société d'exploration pétrolière et gazière de l'Alberta.

Tommy Douglas est décédé en 1986.


MICHAEL IGNATIEFF 

 Michael Ignatieff de passage à Québec en avril 2011Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Michael Ignatieff de passage à Québec en avril 2011

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Intellectuel réputé, Michael Ignatieff est revenu au pays dans les années 2000 pour devenir chef du Parti libéral du Canada (PLC), après avoir passé trois décennies à l'étranger, notamment en tant que professeur à l'Université Harvard.

Après une première défaite lors de la course à la direction du PLC en 2006, Michael Ignatieff est devenu chef du parti en décembre 2008. Son parcours politique s'est toutefois arrêté lors de la pire défaite de l'histoire du PLC, le 2 mai 2011. Seulement 34 députés ont été élus, ce qui a fait perdre au parti son statut d'opposition officielle.

« La politique, c'est quelque chose qu'on ne peut pas enseigner, mais c'est quelque chose qu'on peut apprendre par expérience et je n'avais pas suffisamment d'expérience », a-t-il dit.

Après sa démission (Nouvelle fenêtre), Michael Ignatieff est retourné enseigner à l'Université de Toronto, puis à Harvard. Cette année, il a été nommé président et recteur de l'Université d'Europe centrale à Budapest, en Hongrie.


MARIO DUMONT

Mario Dumont animait l'émission Dumont 360 sur les ondes de TQS.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Mario Dumont animait l'émission Dumont 360 sur les ondes de TQS.

Photo : La Presse canadienne

Ex-député de Rivière-du-Loup, l'ancien chef de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ) s'est présenté pour être premier ministre du Québec en 1994, 1998, 2003, 2007 et 2008, toujours sans succès.

« Il y a un sentiment d'échec de ne jamais avoir connu le pouvoir, c'est sûr », avait-il reconnu en quittant la vie politique à seulement 38 ans.

Mario Dumont n'a cependant jamais disparu de la vie publique, puisque quelques mois après, début 2009, il est devenu animateur pour la chaîne de télévision TQS (maintenant Canal V). Aujourd'hui, il travaille en tant qu'analyste et chroniqueur au réseau LCN.

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