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Des traces de bactéries résistantes dans l’air pollué

Photo: iStock

L'air pollué des grandes villes pourrait représenter un vecteur potentiel de transmission des bactéries résistantes aux antibiotiques, ont observé des chercheurs suédois.

Un texte d'Alain LabelleTwitterCourriel  

Le Pr Joakim Larsson et ses collègues de l’Université de Göteborg ont détecté dans l’air de Pékin, en Chine, de l’ADN retrouvé dans des gènes rendant les bactéries résistantes aux plus puissants antibiotiques développés actuellement.

L’équipe suédoise a analysé un total de 864 échantillons d'ADN recueillis un peu partout sur des humains, des animaux et dans différents environnements dans le monde.

Nous n'avons scruté qu’un petit nombre d’échantillons d’air. Pour généraliser, nous devrons analyser l’air de plus d’endroits.

Pr Joakim Larsson

Ce qui est particulièrement préoccupant, selon le Pr Larsson, c'est que son équipe a trouvé une série de gènes qui fournissent une résistance aux carbapénèmes, un groupe d'antibiotiques de dernier recours prescrits pour des infections causées par des bactéries qui sont souvent très difficiles à traiter.

Ces travaux (Nouvelle fenêtre) ne montrent pas si les bactéries échantillonnées étaient vivantes dans l’air, ce qui pourrait en faire une véritable menace. « Il est raisonnable de penser, si on se base sur les autres études, qu'il y a un mélange de bactéries vivantes et mortes dans l’air », explique le Pr Larsson. Ce dernier estime que l’air pollué pourrait bien représenter « un moyen de transmission plus important qu'on ne le pensait auparavant ».

Cette même équipe de recherche avait déjà montré que la présence d’antibiotiques dans l’eau rejetée par des compagnies pharmaceutiques en Inde déclenchait le développement de bactéries plus résistantes.

Science