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Trump : les dirigeants de l’APEC veulent laisser la poussière retomber

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, avec le président américain Barack Obama et la présidente chilienne, Michelle Bachelet.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, avec le président américain Barack Obama et la présidente chilienne, Michelle Bachelet. Photo: Reuters
Radio-Canada

Même si Donald Trump a qualifié le Partenariat transpacifique de « désastre » et de « viol de notre pays », les parties au traité refusent pour le moment de l'abandonner pour de bon. Ils ont convenu de laisser du temps à l'administration du président désigné pour clarifier ses positions.

Un texte de Louis BlouinTwitterCourriel  

Pour le moment, les 12 pays membres du Partenariat transpacifique ne veulent pas signer l’arrêt de mort de cet accord de libre-échange qui englobe 40 % de l’économie mondiale.

Samedi, une rencontre spéciale a eu lieu entre les dirigeants impliqués pour discuter de l’avenir de l’entente. Ils se sont entendus pour ne pas tirer de conclusions hâtives sur les intentions de Donald Trump, même s’il a affiché des positions très hostiles face au PTP.

Autour de la table, aucun dirigeant ne semblait vouloir laisser tomber, selon des informations qui ont émergé de la rencontre.

Plusieurs hauts responsables de l’administration Trump doivent encore être nommés et les pays veulent attendre une prise de position claire.

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale  

La ratification des États-Unis est nécessaire pour que le traité aille de l’avant.

Samedi, le président sortant Barack Obama a tenté de se montrer optimiste lors d’une allocution devant des jeunes à Lima.

Ils vont réaliser que c’est bon pour les États-Unis et nos partenaires commerciaux.

Barack Obama, président sortant des États-Unis

Un ajustement de l’accord possible?

Au Pérou, le premier ministre néo-zélandais a évoqué trois scénarios qui permettraient à l’accord de survivre.

Premièrement, Donald Trump pourrait se raviser et accepter le PTP dans sa forme actuelle.

Deuxième option : il pourrait y avoir des changements superficiels pour permettre à M. Trump de dire : « Regardez, c’était une entente horrible, mais elle est meilleure maintenant et je vais la signer », a dit John Key.

La troisième option, celle d'une renégociation complète, ne semblait pas enchanter M. Key.

Contrer le protectionnisme

Lors de la rencontre spéciale samedi, les chefs ont aussi convenu de mettre en garde leurs citoyens contre le vent de protectionnisme qui souffle sur plusieurs pays. Ils cherchent à mettre l’accent sur les effets positifs du libre-échange sur la réduction de la pauvreté notamment. « Nous réaffirmons notre engagement à maintenir nos marchés ouverts et à lutter contre toutes les forces de protectionnisme », disent-ils dans le communiqué final du sommet.

Le Canada n’a pas fini de consulter

Chrystia Freeland, la ministre fédérale du Commerce international, a refusé de se prononcer sur l’avenir du PTP. Elle a seulement rappelé que le Canada continuait de consulter les Canadiens sur ce traité de libre-échange et que le travail parlementaire n’était pas terminé.

« Nous n’allons pas sauter aux conclusions sur ce que fera la prochaine administration américaine », a dit Justin Trudeau.

Par ailleurs, le premier ministre canadien s'est entretenu avec le président Obama en milieu d’après-midi.

Le premier ministre Justin Trudeau a rencontré le président américain, Barack Obama, en marge du sommet de l'APEC.Le premier ministre Justin Trudeau a rencontré le président américain, Barack Obama, en marge du sommet de l'APEC. Photo : Radio-Canada

Justin Trudeau a souligné la solidité de la relation entre le Canada et les États-Unis. « C'est un grand plaisir de m'asseoir avec Barack Obama pour parler des relations extrêmement importantes entre le Canada et les États-Unis qui vont continuer évidemment. C'est quelque chose qui est toujours en évolution et on y travaille régulièrement et constamment », a dit le premier ministre canadien.

M. Trudeau a ajouté qu’il souhaite rencontrer le président désigné Donald Trump peu après son assermentation en janvier.

Le premier ministre Trudeau a également tenu en marge du sommet des discussions avec le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski. Les deux dirigeants ont notamment discuté d’échanges commerciaux entre les deux pays, d’infrastructures, d’énergie, d’éducation et de santé.

« Le Pérou demeure un partenaire important du Canada dans les Amériques. Nos deux pays entretiennent des liens riches et diversifiés, fondés sur une collaboration forte en matière de commerce, de politique, de développement et de défense. Nos deux pays partagent aussi des points de vue semblables en matière de démocratie, de bonne gouvernance, de multilatéralisme et de marchés ouverts. »

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