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L'érosion transforme le paysage à Maisonnette

L'érosion fait des ravages à Maisonnette

La nature a sculpté cette forme étonnante, à Maisonnette, sorte de mini rocher d'Hopewell...

Photo : Radio-Canada / René Landry

Radio-Canada

La nature a sculpté une forme étonnante le long du chemin des Chalets, à Maisonnette, dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick.

Un texte de René LandryCourriel 

Une partie du cap s'est détachée, faisant apparaître une sorte de mini rocher d'Hopewell, cette attraction touristique très connue de la baie de Fundy. Cette sculpture de la nature n'annonce cependant rien de bon. Elle est l'oeuvre de l'érosion qui frappe Maisonnette, comme plusieurs autres collectivités côtières.

Par endroits, le chemin des Chalets donne l'impression qu'il va s'affaisser dans la mer tellement il est rongé par les éléments.

Le chemin des Chalets, à Maisonnette

Le chemin des Chalets, à Maisonnette

Photo : Radio-Canada / René Landry

Plusieurs propriétaires de terrains ont installé de grosses pierres le long de la côte pour prévenir l'érosion. Mais cela a aussi l'effet d'amplifier le phénomène pour des terrains voisins où il n'y a pas eu d'enrochement.

La question de l'érosion, le long du chemin des Chalets et ailleurs dans le village, reste une priorité pour les autorités municipales.

« On a un comité de résidents du chemin des Chalets et on rencontre les propriétaires tous les ans, explique la mairesse, Viviane Baldwin. Les citoyens nous donnent des conseils. Par exemple, depuis quelques années, on faisait gratter le chemin pour enlever des bosses. Mais ils nous ont dit que le chemin commençait à être bas et qu'il fallait, plutôt, ajouter de la terre. On travaille avec eux et je pense que ça va bien. »

Mesure incitative

La mairesse estime qu'environ la moitié des propriétaires le long du chemin des Chalets ont procédé à l'enrochement le long du cap.

« Le Village paie la terre qui est ajoutée pour reconstruire le chemin de façon à ce qu'il soit d'une largeur acceptable, informe Viviane Baldwin. Ensuite, c'est le propriétaire du terrain qui paie la note pour l'enrochement. On est chanceux que les citoyens participent. On sait que cela représente de grosses dépenses, mais c'est inévitable. L'enrochement n'est peut-être pas la meilleure des solutions, mais c'est la plus connue et elle semble fonctionner. Cela se fait peut-être au détriment des propriétaires qui ne peuvent pas faire d'enrochement parce que ça brise un peu plus leurs terrains. Je pense malgré tout qu'on est sur la bonne voie pour que le chemin soit fonctionnel le plus longtemps possible. »

Viviane Baldwin, mairesse du Village de Maisonnette

Viviane Baldwin, mairesse du Village de Maisonnette

Photo : Gracieuseté

Maisonnette est une presqu'île et c'est un de ses atouts. Si on n'avait plus le chemin des Chalets, on ne pourrait plus faire le tour du village.

Viviane Baldwin, mairesse de Maisonnette
La vue du large depuis Maisonnette est à la fois magnifique et menaçante.

La vue du large depuis Maisonnette est à la fois magnifique et menaçante.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Des citoyens de Maisonnette et du village voisin de Bertrand collaborent avec l'Institut de recherche sur les zones côtières, à Shippagan, pour tenter de trouver des solutions durables.

« Dans une première phase, les zones plus à risques ont été examinées, explique la mairesse Viviane Baldwin. Dans la deuxième phase qui s'amorce, il s'agit de tenter de voir quelles sont les méthodes de prévention. Si on parle d'inondations, on peut songer à des constructions sur pilotis ou à l'imperméabilisation du sous-sol. L'idée est de présenter des techniques aux citoyens. »

Nouveau-Brunswick

Environnement