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Deux ans avant de concrétiser l'Accord de Paris sur le climat

Les dirigeants du monde réunis pour la COP22 au Maroc

Les dirigeants du monde réunis pour la COP22 au Maroc

Photo : Reuters / Youssef Boudlal

Reuters

Les quelque 200 pays réunis à Marrakech à la COP22 se sont mis d'accord vendredi aux alentours de minuit pour mettre au point d'ici décembre 2018 les règles d'application de l'accord sur le climat conclu l'an dernier à Paris.

À l'issue de deux semaines de discussions sur le réchauffement climatique, les participants ont aussi demandé au futur président des États-Unis, le climatosceptique Donald Trump, de revoir sa menace de faire fi de l'accord.

Cette convention vise à la suppression progressive des gaz à effet de serre de façon à limiter la hausse des températures à moins de deux degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels. Cet engagement a été réaffirmé jeudi.

Pour que ce voeu devienne réalité, des règles d'application sont nécessaires parce que l'accord de Paris a laissé un certain nombre de points dans le vague, notamment en ce qui concerne la façon dont les pays communiqueront leurs promesses de réduire les gaz à effet de serre et la manière dont cela sera contrôlé.

Deux ans peuvent sembler longs. Il a fallu quatre ans pour mettre au point les règles détaillées du protocole de Kyoto de 1997, le prédécesseur de l'accord de Paris. Kyoto n'obligeait que les pays développés à réduire leurs émissions alors que l'accord de Paris demande à tous les pays de faire l'effort.

 

Un point de départ

Le texte adopté vendredi rappelle aussi aux pays riches leur objectif de fournir à l'horizon 2020 une aide financière de 100 milliards de dollars par an aux pays en développement.

Le ministre marocain des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar a déclaré, lors d'une conférence de presse, que la COP22 de Marrakech était le point de départ pour transformer en actions les promesses faites à Paris.

« Nous continuerons sur ce chemin », a-t-il dit en appelant Donald Trump à se joindre à la bataille pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

La COP23 se tiendra l'an prochain en Allemagne, mais elle sera organisée par les îles Fidji. Le premier ministre fidjien Frank Bainimarama a invité Donald Trump, qui préfère les énergies fossiles aux énergies renouvelables, à renoncer au climatoscepticisme et à se rendre aux îles Fidji pour constater de visu les effets du renforcement des tempêtes et de la hausse du niveau de la mer.

Le directeur de la stratégie du groupe américain Union of Concerned Scientists (UCS), Alden Meyer, a souligné qu'aucun pays n'avait dit qu'il suivrait Donald Trump si le futur président des États-Unis décidait d'engager un retrait de l'accord de Paris.

Changements climatiques  

Les groupes de défense de l'environnement ont estimé que la COP22 de Marrakech était un pas dans la bonne direction, mais qu'il restait encore de nombreuses questions à résoudre ces deux prochaines années et notamment l'aide financière aux pays en développement.

« Les pays riches essaient de se dégager de leurs promesses d'aider les pays pauvres à couvrir les coûts » associés à la mise aux normes écologiques, a souligné Harjeet Singh d'ActionAid.

Vendredi également, 48 pays en développement ont annoncé leur intention de faire en sorte que leur production d'énergie se fasse « aussi vite que possible » à 100 % à partir d'énergies renouvelables.

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