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Un projet pilote mobilisateur en immigration dès le début de 2017 au Nouveau-Brunswick

Des immigrants lors d'une assermentation pour l'obtention de la citoyenneté canadienne.
Des immigrants lors d'une assermentation pour l'obtention de la citoyenneté canadienne. Photo: iStock
Radio-Canada

L'économiste en chef de la province du Nouveau-Brunswick, David Campbell, a annoncé jeudi les grandes lignes d'un projet pilote pour l'immigration qui sera lancé en janvier 2017. Il a profité de la tenue du colloque « Grandir ensemble » à Moncton pour faire cette annonce.

Un texte de Jean-François DesaulniersCourriel  

Le Programme pilote pour l’immigration en Atlantique vise à accueillir 640 nouvelles familles, dès janvier 2017. Le programme permettra des jumelages entre des employeurs, de nouveaux arrivants et des organismes communautaires.

david_campbell_economisteL'économiste en chef de la province du Nouveau-Brunswick, David Campbell. Photo : Radio-Canada

Le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick ainsi que d’autres organismes néo-brunswickois devront diriger ces nouveaux immigrants vers les ressources éducatives, professionnelles et communautaires appropriées lors de leur arrivée.

Le Nouveau-Brunswick a accueilli 4435 immigrants en 2016 dont 1500 réfugiés syriens, mais le gouvernement souhaite en accueillir davantage pour relancer certaines communautés où le déclin démographique se fait sentir.

L’agente de projet en employabilité et immigration à l’Université de Moncton, Lisa Griffin Ndour, affirme que la province a des besoins criants en matière d’emploi.

« Les objectifs seront précisés avec les immigrants, certains sont des étudiants étrangers, d’autres souhaitent démarrer des entreprises. Il y a certains domaines où il y a beaucoup d'emplois, comme les conducteurs de camions, les technologies informatiques et nous avons beaucoup de centre d’appels qui vont embaucher 200 à 400 nouvelles personnes », dit-elle.

Des organismes communautaires mobilisés

La directrice générale du Centre d'accueil et d'accompagnement francophone des immigrants du sud-est du Nouveau-Brunswick (CAFI), Maha Imazitene, croit que le programme aura un effet bénéfique sur les nouveaux arrivants, qui sont en quête de stabilité économique.

Maha Imazitene est la directrice du CAFI, le Centre d'accueil et d'accompagnement francophone des immigrants du sud-est du Nouveau-Brunswick. Maha Imazitene est la directrice du CAFI, le Centre d'accueil et d'accompagnement francophone des immigrants du sud-est du Nouveau-Brunswick. Photo : Radio-Canada

« C’est vraiment un pilote qui ne ressemble pas à d’autres initiatives jusqu’ici. Tout va dépendre des besoins des entreprises. Les entreprises qui ont des besoins sont actuellement en train d’être identifiées par le gouvernement provincial. L’immigrant arrivera ici avec un travail et les établissements assureront l’accompagnement, l’intégration socio-culturelle et la formation linguistique », dit-elle.

La francisation des nouveaux arrivants est l'un des volets de la stratégie.

Kassim Doumbia du Comité d’accueil, d’intégration des nouveaux arrivants de la Péninsule acadienne ne cache pas que la francisation et la rétention des immigrants pose un défi.

« Ce défi est de taille mais la communauté joue un rôle très important dans la rétention des nouveaux arrivants. La Péninsule acadienne est largement francophone alors nous avons des partenariats avec l’Université de Moncton campus de Shippagan et le Collège communautaire. Depuis que je suis en poste, on compte environ 200 nouveaux arrivants dans la Péninsule acadienne et la rétention est bonne », dit-il.

Le Conseil consultatif en matière de croissance économique du premier ministre Justin Trudeau a récemment fait des recommandations visant à augmenter à 450 000 le nombre total d'immigrants accueillis par an, d'ici 2021. Le Canada accueille actuellement 300 000 immigrants par année.

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