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D’une pilule par jour à une pilule toutes les deux semaines?

Étoile de 4 centimètres de diamètre qui illustre la façon dont se déplie la gélule dans l'estomac.
Dans l'estomac, la gélule de 2 cm de diamètre se déplie en forme d'étoile pour mesurer 4 cm. Photo: MIT/Melanie Gonick

La création d'une pilule expérimentale, qui peut rester dans l'estomac jusqu'à deux semaines en diffusant graduellement un médicament, pourrait éventuellement diminuer le nombre de doses nécessaires au traitement d'une maladie, mais aussi aider à en éliminer d'autres. Explications.

Un texte d'Alain LabelleTwitterCourriel  

Le Pr Robert Langer et ses collègues du MIT (Massachusetts Institute of Technology) ont expérimenté leur prototype sur des porcs avec un médicament antiparasitaire appelé ivermectine.

Celui-ci pourrait servir à combattre le paludisme puisqu’un moustique qui pique une personne traitée à l'ivermectine mourra rapidement. Cela pourrait ainsi contribuer à réduire l'incidence du paludisme et de toutes les infections transmises par les insectes comme le Zika.

Dans le cas du paludisme, par exemple, cette pilule pourrait également être jumelée avec de l'artéminisine, un puissant antipaludéen.

Jusqu'à présent, les comprimés ne durent jamais plus de 24 heures et cette nouvelle gélule ouvre vraiment la voie à des systèmes oraux de diffusion de médicament de très longue durée.

Robert Langer

Une fois arrivée dans l'estomac, la gélule de polymère de deux centimètres de diamètre se déplie en forme d'étoile pour mesurer quatre centimètres, ce qui l'empêche de passer dans le pylore pour sortir de l'estomac. Elle ne gêne pas le passage des aliments.

 

Cette technologie sera bénéfique aux personnes qui ont besoin d'un traitement graduel, à l'instar de ceux souffrant de pathologies neuropsychiatriques ou de maladies chroniques qui demandent actuellement la prise quotidienne d’un médicament.

En outre, la nouvelle pilule pourrait aussi aider les chercheurs à effectuer des essais cliniques de plus grande qualité en facilitant la prise des médicaments.

La société américaine Lyndra développe actuellement le produit pour une mise en marché.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Science Translational Medicine.

Avec les informations de Agence France-Presse

Science