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Pessamit met en demeure Hydro-Québec

L'heure G., 31 juillet 1990

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le conseil de bande de Pessamit veut forcer la société d'État à interrompre le rehaussement du réservoir Manicouagan et cesser les fluctuations de débit de la rivière Betsiamites.

Le conseil de bande a adressé deux mises en demeure à Hydro-Québec mercredi en alléguant que la société d'État porte atteinte à ses droits ancestraux. Le chef de la communauté, René Simon, affirme qu'Hydro-Québec se croit au-dessus des lois.

Dans le dossier du rehaussement du réservoir Manicouagan, Pessamit assure qu'Hydro-Québec ne l'a pas consultée.

Le chef de la communauté, René Simon, a eu une communication avec le pdg de la Société du Plan Nord, Robert Sauvé.

« Même les ministères concernés au Québec n'ont même pas été informés par Hydro-Québec du rehaussement du réservoir Manicouagan.  »

— Une citation de  René Simon, chef de Pessamit

Selon le conseil de bande, Hydro-Québec a manqué « l'obligation constitutionnelle de consultation relativement aux droits des nations autochtones », selon un communiqué.

La communauté innue déplore que la société d'État ne prenne pas de mesure « pour gérer les impacts environnementaux du rehaussement », puisque « l'inondation d'un milieu forestier provoque la libération dans l'eau de méthylmercure », une substance toxique.

La rivière Betsiamites

Les Innus de Pessamit veulent qu'Hydro-Québec mette fin aux fluctuations de débit de cette rivière. La société d'État y a construit deux centrales, Bersimis 1 et 2.

« La gestion hydraulique de cette rivière qui, avant son utilisation à des fins énergétiques était considérée comme l'une des rivières à saumon les plus productives du Québec », écrit la communauté dans un communiqué.

La communauté soutient qu'il peut y avoir d'importantes variations du débit de la rivière en une seule journée. Elle l'attribue au fait que « la centrale Bersimis est utilisée pour répondre à des pointes de demande de courte durée ».

La porte-parole d'Hydro-Québec, Julie DubéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La porte-parole d'Hydro-Québec, Julie Dubé

Photo : Radio-Canada

Pessamit s'inquiète des conséquences de ces variations sur la population de saumon de la rivière.

Pour sa part, la société d'État assure qu'elle respecte la loi. Elle a l'intention de faire valoir ses droits en temps et lieux.

La porte-parole d'Hydro-Québec, Julie Dubé, indique que les représentants des ministères, des MRC et de Pessamit ont été informés.

« Dans le fond, les gens, qu'on a informés en premier, ce sont les émetteurs de droits et ceux qui connaissent les utilisateurs du territoire et où ils sont situés.  »

— Une citation de  Julie Dubé, porte-parole d'Hydro-Québec

Hydro-Québec a commencé à remplir le bassin pour atteindre son maximum, ce qui n'a pas été fait depuis le début des années 1980.

Avec les informations de Marlène Joseph-Blais

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