•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un premier sanctuaire pour baleines en captivité pourrait être créé au Canada

Une béluga et son petit nagent côte à côte
Des bélugas dans l'Aquarium de Vancouver en 2009 Photo: La Presse canadienne / Darryl Dyck
Radio-Canada

Un organisme américain sans but lucratif envisage de créer au Canada le premier sanctuaire au monde pour baleines et dauphins en captivité.

Les membres du groupe The Whale Sanctuary Project, de Washington D.C., envisagent pour le moment quatre endroits où réaliser leur projet : la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, l’État de Washington et l’État du Maine. Une liste d’endroits précis sera présentée l’an prochain.

Leur plan est d’isoler une section de l’océan avec des filets, dans une anse ou une baie, où les eaux sont assez profondes pour que les cétacés y vivent. Il y aurait des installations sur terre pour accueillir les visiteurs. Des employés seraient chargés de nourrir et soigner les animaux.

La présidente de l’organisme, Lori Marino, affirme qu’il existe des sanctuaires permanents pour tous les animaux, mais non pour les cétacés. C’est pourquoi il faut en créer. Elle précise que son groupe tient à minimiser l’impact du projet sur l’écosystème et la faune environnante. Il faut éviter de créer de nouveaux problèmes, dit-elle.

Lori Marino est une scientifique, ancienne professeure à l’Université Emory, à Atlanta, spécialiste du comportement et de l’intelligence des animaux. La captivité est préjudiciable aux baleines et aux dauphins, dit-elle, et ces animaux seront toujours gardés dans des piscines en béton à moins que quelqu’un fasse quelque chose pour changer cela. Elle explique qu’il faut améliorer leur bien-être en créant un endroit plus approprié pour eux, et qu’on ne peut pas simplement les relâcher dans la nature, car ils n’ont pas acquis en captivité les habiletés nécessaires à leur survie.

Selon Hal Whitehead, biologiste de la vie marine et chercheur à l’Université Dalhousie, la solution proposée par le groupe est faisable. Il croit que le projet a aussi le potentiel de créer de l’emploi, d’attirer des touristes et d’aider les étudiants en biologie marine.

Pêches et Océans Canada ne fait pas partie des discussions, affirme un porte-parole du ministère. Si une proposition est présentée, elle sera étudiée.

Lori Marino estime le coût du projet à 20 millions de dollars. Son groupe compte mener une campagne de financement au cours des deux prochaines années.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Animaux