•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Changements climatiques : une Inuite s'adresse aux dirigeants du monde au nom du Canada

La jeune Inuite, Maatalii Okalik, prend la parole pour le Canada à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques.

Photo : Reuters

La Presse canadienne

Une jeune Inuite a pris la parole mercredi pour le Canada à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Marrakech, au Maroc.

Maatalii Okalik s'est adressée au parterre de diplomates, et de chefs d'État et de gouvernement pour la déclaration officielle du Canada à la plénière de cette conférence internationale, au côté de la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna. Il est à noter que leurs discours ont été prononcés en anglais et en inuktitut, mais sans un mot de français.

« J'ai espoir qu'avec votre leadership vous allez définir notre avenir, en collaboration avec les peuples autochtones », a déclaré la jeune femme, qui est présidente du National Inuit Youth Council.

« Notre avenir collectif en dépend », a-t-elle affirmé au terme de son allocution, avant d'être applaudie.

La ministre McKenna a présenté Mme Okalik comme une « jeune leader incroyable de l'Arctique canadien et une voix forte de la jeunesse inuite », à qui il était particulièrement pertinent de donner la parole en cette Journée internationale des femmes autochtones.

Une impulsion irréversible

Dans son discours, la ministre a invité la communauté internationale à poursuivre sur la lancée des années précédentes, après l'accord « historique » obtenu à Paris l'an dernier, qui vise à réduire les gaz à effet de serre (GES) en vue de limiter la hausse moyenne de la température sur la planète à au plus 2 degrés Celsius d'ici à 2050.

C'est un « momentum irréversible », a-t-elle soutenu – un message qui a un écho ici, à la suite de la douche froide qu'a jetée l'élection, la semaine dernière, de Donald Trump, un climatosceptique virulent qui veut retirer les États-Unis de l'accord de Paris.

Cet accord a selon elle lancé le « signal aux marchés » d'agir maintenant, puisque cela donne un avantage concurrentiel, et d'investir dans un avenir plus propre. La transition vers la décarbonisation de l'économie est maintenant entamée pour de bon.

L'économie mondiale est passée à une croissance plus propre et soutenable.

Catherine McKenna, ministre fédérale de l'Environnement

Elle a par ailleurs fait état des gestes du gouvernement Trudeau pour une économie plus propre, comme l'imposition de la tarification du carbone à toutes les provinces et à tous les territoires d'ici 2018.

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Marrakech, au Maroc.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Marrakech, au Maroc.

Photo : Reuters

Le Québec a déjà un système de bourse du carbone en place, l'Ontario va s'y joindre en janvier, tandis que la Colombie-Britannique a mis en place une taxe sur le carbone.

Le Canada a comme cible la réduction, d'ici à 2030, de 30 % des émissions de GES par rapport au niveau de 2005. Le gouvernement Trudeau a ainsi conservé l'objectif qu'avait élaboré le précédent gouvernement conservateur de Stephen Harper.

Rappelons que la conférence de Marrakech vise à mettre en oeuvre l'accord de Paris. Les pays devront convenir des outils de mise en oeuvre des engagements et des méthodes de comptabilisation des GES.

Convenu lors de la conférence précédente, l'accord de Paris sur les changements climatiques est devenu une loi internationale le vendredi 4 novembre.

À ce jour, plus d'une centaine de pays générant plus des deux tiers des émissions de GES de la planète ont entériné cette entente. D'autres pays devraient s'y joindre au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

L'accord de Paris prévoit notamment à partir de 2020 un financement minimal de 100 milliards de dollars américains par an des pays développés pour aider les pays pauvres à lutter contre les changements climatiques, avec des mécanismes de révision à la hausse. Un nouvel objectif chiffré sera annoncé avant 2025.

 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Environnement