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Tous les baux de la SIQ depuis 2003 seront vérifiés

L'immeuble J.A.-Tardif à Québec.

L'immeuble J.-A.-Tardif sur la Grande-Allée à Québec a été vendu par la SIQ en 2008.

Photo : Radio-Canada / Jacques Taschereau

Radio-Canada

Le gouvernement libéral à Québec annonce deux vérifications en réaction aux allégations de fraude impliquant la Société immobilière du Québec (SIQ). La vérificatrice générale examinera tous les contrats de 2003 à 2012 et la firme Raymond Chabot Grant Thornton analysera près de 900 baux en cours.

Un texte de Mathieu DionTwitterCourriel correspondant parlementaire à Québec 

La Coalition avenir Québec (CAQ) a déposé une motion en ce sens aujourd'hui à l'Assemblée nationale. En mêlée de presse, le président du Conseil du Trésor, Carlos Leitao, a indiqué que les libéraux allaient l'appuyer. Le gouvernement souhaite seulement y ajouter un dernier paragraphe pour que la vérificatrice générale se concerte avec les services policiers au moment de rendre publique son enquête, question d'éviter de nuire à la leur.

Motion de la CAQ

« Que l'Assemblée nationale donne le mandat au vérificateur général du Québec de faire une vérification de l'optimisation des ressources liées à la vente d'actifs par la Société immobilière du Québec entre 2003 et 2012 et qu'elle mandate également le vérificateur général du Québec de procéder à une vérification de tous les contrats et de toutes les ententes incluant les baux conclus entre les ministères et organismes du gouvernement du Québec et les entreprises de George Gantcheff. »

M. Leitao a ajouté que la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, a déjà fait une vérification semblable lorsqu'elle travaillait pour la firme Accuracy. La Société québécoise d'infrastructure (SQI), anciennement la SIQ, avait demandé en 2012 à la firme d'effectuer une vérification sur des transactions douteuses du passé. « C'est ironique, ça va faciliter les choses », a-t-il indiqué.

Le président du Conseil du Trésor et ministre des Finances du Québec, Carlos LeitaoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président du Conseil du Trésor et ministre des Finances du Québec, Carlos Leitao

Photo : Radio-Canada

Vérification des baux actuels

Mercredi, la SQI a également signé un contrat avec la firme Raymond Chabot Grant Thornton pour l'aider à faire l'analyse de tous les baux actuellement en vigueur avec des promoteurs immobiliers.

Ce sera une analyse systématique.

Carlos Leitao, président du Conseil du Trésor et ministre des Finances du Québec

Le « jackpot » pour un promoteur immobilier

Bien qu'elle ait obtenu l'appui du gouvernement en faveur de sa motion, la CAQ en a ajouté, lui demandant maintenant de faire une analyse le plus rapidement possible sur les baux en cours avec le promoteur George Gantcheff. La CAQ dit avoir analysé un bail sur 21 signés par la SQI avec M. Gantcheff. Au 500 boulevard René-Lévesque Ouest à Montréal, le ministère des Transports du Québec paierait 12 % de plus que le prix du marché.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François LegaultAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault

Photo : Radio-Canada

« C'est un demi-million pour un bail sur 21. Ça veut dire, donc, qu'au total, juste pour les baux avec M. Gantcheff, il y a sûrement des millions que les Québécois paient de trop », a déclaré le chef François Legault à la période de questions. Plus encore, selon ses dires, des contrats d'entretien sur des bâtiments de M. Gantcheff auraient été payés par l'État québécois.

Rendez-vous compte du scandale, là, hein? Un, le gouvernement libéral vend des immeubles à rabais à George Gantcheff. Deux, George Gantcheff signe des loyers avec le gouvernement au-dessus du prix du marché. Troisièmement, il fait faire de l'entretien sur ses bâtisses payé par nous autres. C'est la trifecta, c'est le jackpot.

François Legault, chef de la Coalition avenir Québec

Le Parti québécois, quant à lui, a exigé du gouvernement qu’il mandate la vérificatrice générale de non seulement faire la lumière sur les transactions, mais également sur les liens entre celles-ci et des solliciteurs de fonds libéraux. Un récent reportage d’Enquête fait état de malversations impliquant des collecteurs de fonds à la SIQ.

« On ne veut pas seulement l’enquête sur les baux, mais sur toutes les transactions », a indiqué Agnès Maltais, porte-parole péquiste en matière d'éthique et d'intégrité.

La députée de Taschereau, Agnès MaltaisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La députée de Taschereau, Agnès Maltais

Photo : Radio-Canada

Dans un cas comme dans l'autre, Carlos Leitao a refusé d'avancer quoique ce soit.

« Si la députée de Taschereau [Agnès Maltais] est en possession d’éléments de preuve, qu’elle les transmette à la police, a-t-il rétorqué. Si elle n’a pas d’éléments de preuve, qu’elle arrête de dire de niaiseries. »

Allégations de fraude impliquant des collecteurs de fonds du PLQ 

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