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Ban Ki-moon espère que Trump comprend « l'urgence » d'agir pour le climat

Donald Trump, président désigné des États-Unis

Donald Trump, président désigné des États-Unis

Photo : Getty Images / AP/Evan Vucci

Radio-Canada

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé « l'espoir », à l'occasion de la 22e conférence de l'ONU sur le climat, que le président désigné des États-Unis, Donald Trump, « comprenne l'urgence » d'agir pour contrer le réchauffement de la planète.

« Notre espoir est que le président nouvellement élu, M. Trump, entende et comprenne le sérieux et l'urgence de l'action climatique », a déclaré M. Ban aux journalistes à Marrakech, « convaincu » que le président désigné « prendra une décision sage ».

Je pense qu'en tant qu'homme d'affaires avisé, [Donald Trump] comprend que les forces du marché sont déjà à l'oeuvre dans ce dossier.

Ban Ki-moon

Le secrétaire général de l’ONU espère ainsi amener Donald Trump à modifier sa position dans le dossier, le leader républicain ayant notamment déclaré, en campagne électorale, que le réchauffement climatique était « un canular », avant de prétendre qu’il s’agissait d’un complot chinois.

Donald Trump a d'ailleurs promis « d’annuler » l’accord de Paris et de relancer la production de charbon aux États-Unis.

Le président François Hollande

Le président français François Hollande

Photo : Reuters / Philippe Wojazer

Le président français, François Hollande, a, quant à lui, exhorté Washington à respecter les engagements pris par le pays dans le cadre de l’accord de Paris qu’il a qualifié d’« irréversible en droit et en fait ». M. Hollande s’est ainsi adressé au président désigné Donald Trump, un climatosceptique avoué.

« Les États-Unis, première puissance économique mondiale, deuxième émetteur de gaz à effet de serre, doivent respecter les engagements qui ont été pris, a-t-il poursuivi. Ce n'est pas simplement leur devoir, c'est leur intérêt. »

« La France [...] mènera ce dialogue avec les États-Unis et son nouveau président dans l'ouverture, dans le respect, mais avec exigence et détermination », a-t-il ajouté.

De son côté, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, estime qu'il faut attendre de voir quelle orientation prendra réellement le futur président américain. « En pratique, ce n’est pas facile de se sortir d’un traité international ou d’une entente internationale comme la COP 21 ou le traité de Paris, a déclaré M. Couillard. D'ailleurs, M. Trump n’a pas encore annoncé précisément ses intentions. Vous avez vu que, sur plusieurs enjeux, il y a des modifications qui se font déjà. Attendons, donc, sa communication. »

Ban Ki-moon

Ban Ki-moon espère que le président désigné des États-Unis, Donald Trump, réalise l'urgence d'agir en matière de changements climatiques,

Photo : Radio-Canada / Étienne Leblanc / Radio-Canada

Le secrétaire d’État américain, John Kerry, prononcera un « discours soulignant l'urgence de l'action climatique », a révélé le négociateur des États-Unis Jonathan Pershing. Il est « peut-être encore plus important » d'être au Maroc maintenant, avait indiqué M. Kerry, dans la foulée de l'élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, le deuxième pollueur de la planète.

M. Pershing ignore quand le groupe chargé d’assurer la transition vers l’équipe du président Trump va relever l’équipe en place. « Ce que je sais, en revanche, c'est [...] la puissance du mouvement (pour le climat) et l'élan énorme créé à Paris », a-t-il affirmé lundi, se disant « convaincu » que cet « effort mondial va perdurer », peu importe l’identité du locataire de la Maison-Blanche.

Près de 180 chefs d’État et ministres des pays signataires de l’accord de Paris défileront, au cours des journées de mardi et de mercredi, à la tribune de la 22e conférence sur le climat organisée par l’ONU. « Nous attendons qu'ils rappellent qu'ils sont prêts à continuer l'action et à l'accélérer, et qu'ils envoient un message fort à Trump et au reste du monde », a déclaré une porte-parole du Réseau Action Climat, Célia Gautier.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, et le président français, François Hollande, prendront notamment la parole au cours de la journée.

Changements climatiques  

La position de Trump attendue

La communauté internationale demeure dans l’expectative à la suite de l’élection de M. Trump aux États-Unis. Les 109 signataires de l’accord de Paris – dont font partie les États-Unis, l’Union européenne, l’Inde et le Japon, notamment – attendent de voir la direction qu’empruntera le prochain président américain en cette matière.

La Russie, qui est l’un des grands émetteurs de gaz à effet de serre, n’a toujours pas entériné l’accord de Paris, alors que la Chine, premier émetteur mondial, l’a fait.

Le secrétaire général de l’ONU a invité les autres pays à ratifier l’accord de Paris en plus d’inciter l’ensemble des États à relever leurs ambitions en matière de réduction des gaz à effet de serre. M. Ban estime que les cibles de Paris – qui sont de limiter la hausse des températures à 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle – demeurent insuffisantes.

Réunis au Maroc jusqu’à vendredi, les délégations tentent de s’entendre sur une « feuille de route » pour s’assurer que les pays développés verseront l’aide promise aux pays en développement pour leur permettre de soutenir leur politique climatique.

« Les financements climatiques sont une question de survie pour nous », a réitéré le président du groupe des pays les moins avancés, Tosi Mpanu-Mpanu. Les chefs d’État discuteront de cet aspect de l’accord climatique au cours des deux prochains jours.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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