L'image est en cours de chargement...

Photo : Radio-Canada

Précisons d’entrée de jeu que, sans le café, cet article n’aurait jamais vu le jour. Son caractère stimulant (et réconfortant!) en fait l’une des boissons les plus consommées dans le monde. Le caféier, la plante qui produit le fruit tant recherché, vient d’Éthiopie, mais sa consommation en tant que boisson n’est enregistrée qu’à partir du 15e siècle au Yémen.

Le procédé de torréfaction puis d’infusion du café réduit en poudre se répand rapidement à travers la péninsule arabique jusqu’au Caire et à Istanbul, pour atteindre l’Europe au 17e siècle. C’est alors que les techniques se complexifient avec l’apparition de la cafetière à piston, du percolateur, de la machine à expresso et de la cafetière à filtre. Pour les gens plus pressés, le café soluble a fait son chemin grâce à sa facilité de préparation et d’entreposage.

Le café est aujourd’hui cultivé dans les tropiques, partout dans le monde, souvent dans des pays en voie de développement. Il se consomme majoritairement dans les pays du nord. Son commerce est donc une source importante de revenus pour plusieurs régions.

Les personnes qui le cultivent reçoivent toutefois une part infime des profits générés par la vente de leur café, en plus d’être les premières victimes des conséquences environnementales de sa production moderne. Ce déséquilibre a entraîné la naissance d’un commerce du café dit « équitable » et biologique, une façon d’assurer des prix justes aux producteurs, et plus de transparence pour les consommateurs et consommatrices. La majorité du café sur les tablettes ne porte toutefois pas la certification équitable.

En bouche

Le café est un liquide amer, tannique, complexe et aromatique qui développe son profil selon une myriade de facteurs, à la manière du vin ou du thé. Généralement, les cafés de qualité apporteront soit des arômes de caramel, de noix, d’épices, de fruits tropicaux ou de fruits rouges, soit des arômes floraux et plus végétaux, selon les terroirs, les méthodes de culture, de torréfaction, la mouture et la manière de le faire infuser.

Il se boit normalement chaud, mais le café froid, appelé café glacé, est également très populaire.

On ajoute régulièrement des ingrédients au café, dont le lait, la crème, le sucre, les épices et le chocolat, afin d’en changer le goût et la texture.

Se cuisine

On utilise le café en cuisine d’une multitude de façons, surtout en pâtisserie, mais la boisson ou les grains sont parfois incorporés comme aromates dans des plats mijotés, ou servent à faire une croûte sur le poisson ou la viande. Avec sa saveur de torréfaction, le café peut ajouter une structure et une profondeur même aux plats salés.

Se conserve

Tout d’abord, le café en grains a tendance à conserver sa fraîcheur plus longtemps que le café moulu. En général, l’ennemi des délicats arômes du café est la lumière et l’oxygène : on le garde donc dans un contenant hermétique dans un endroit sombre et sec.

Ses alliés

Le sucré est balancé par l’amertume du café, c’est une raison pour laquelle il est aussi populaire au déjeuner ainsi qu’avec les desserts. En général, son profil se lie bien (en bonne proportion) avec une grande palette de goûts, allant du beurre au chocolat, en passant par le piquant.

Photo : Radio-Canada