Poire

Fruit à pépins du poirier, un arbre de la famille des rosacées (associé entre autres aux rosiers et aux pommiers). Originaire de l’Asie et fort probablement de la Chine, la poire a été domestiquée il y a plus de 3000 ans. La Chine et l’Argentine en sont les deux plus gros producteurs.

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Photo : Radio-Canada

Poire

Fruit à pépins du poirier, un arbre de la famille des rosacées (associé entre autres aux rosiers et aux pommiers). Originaire de l’Asie et fort probablement de la Chine, la poire a été domestiquée il y a plus de 3000 ans. La Chine et l’Argentine en sont les deux plus gros producteurs.

Élégante, parfumée, presque mystérieuse, la poire est adorée, voire adulée depuis longtemps. Ses multiples variétés étant divisées entre les cultivars européens et les cultivars asiatiques, on retrouve des traces de sa présence autant dans l’Odyssée d’Homère que dans les récits chinois, où un diplomate nommé Feng Li aurait tout abandonné pour se consacrer à leur culture. L’amour des poires a atteint un point culminant à l’ère victorienne, alors qu’on en retrouvait plus de 50 variétés dans les jardins privés anglais. Il faut dire que ce fruit, aussi délicat soit-il, peut pousser à l’année selon la sorte. Il y a donc des poires à manger tout au long des saisons, et il est possible, avec beaucoup de soin, de les entreposer pour les déguster longtemps après leur cueillette. Comme la poire est un fruit qui vieillit mal sur son arbre, on la récolte prématurément pour la laisser mûrir doucement.

Dû à ce trait, la majorité des poires achetées au supermarché ne sont pas prêtes. Il ne faut qu’un peu de patience pour connaître la volupté de ce fruit. Comme la poire mûrit à partir du cœur, il est difficile de l’évaluer à l’œil. Bougez sa queue délicatement : si le fruit est prêt à être mangé, la chair sera souple tout autour.

À l’épicerie

On recherche un fruit dont la peau est exempte de tache ou de trace de choc. La poire doit être lisse et ferme. Les poires, selon leur variété, sont offertes à l’année, la récolte étant à son summum de juin à décembre.

En bouche

Les cultivars européens sont caractérisés par un délicat parfum et une chair tendre, qui semble presque fondante. Juteuse lorsqu’elle est mûre, la poire est légèrement acidulée, quoique cet aspect est bien moins proéminent que chez la pomme. Parmi les plus populaires au Canada, on retrouve entre autres les variétés suivantes : Bartlett – la plus connue –, l‘Anjou, la Bosc et la Kieffer.

Les cultivars asiatiques (la Nashi, la Nijisseiki, la Hosui) ont une chair plutôt croquante et granuleuse avec un goût plus fin et floral.

Se cuisine

L’une des raisons qui expliquent la popularité de la poire dans l’histoire de la cuisine est certainement sa polyvalence. On peut la manger crue, cuite ou en dessert, ou la marier avec du salé ou du sucré; elle arrive toujours à se démarquer.

Crue

Comme une bonne majorité des fruits, la poire crue (surtout l’Anjou) se déguste merveilleusement bien en salade, ou comme garniture sur un bol de yogourt ou de granola. Ou juste tel quel comme collation. Ou avec des fromages. Ou même dans un tartare.

À la vapeur

La Bartlett et la Bosc supportant bien la chaleur, on les prépare en papillote avec quelques aromates comme de la cannelle ou de la vanille. La poire cuite à la vapeur se révèle un dessert digne de ce nom, savoureux et surprenant.

Pochée

Une autre manière populaire de préparer la poire pour un dessert est de la faire pocher dans du vin ou bien du sirop. On la sert ensuite avec de la crème glacée ou même une crème anglaise.

Grillée/barbecue

Envie d’un peu de changement? Plutôt que d’ajouter votre poire crue à votre salade, faites-la griller au barbecue avant!

Rôtie

Une poire rôtie permettra d’adoucir le goût de diverses viandes en plus d’y ajouter une touche sucrée fort agréable.

Bouillie

Confiture, chutney, compote... la poire bouillie ne laisse pas sa place!

Se conserve

À température pièce

Comme elles ne sont pas mûres à l’achat, gardez vos poires à l’air ambiant. Selon leur stade de maturité, elles se conservent de quelques jours à quelques semaines.

Ses alliés

Même si la poire semble plus délicate que la pomme, il n’en est rien. Sa saveur particulière survit à toutes sortes de procédés culinaires, de la cuisson à la mise en conserve. La variété asiatique, bien qu’elle ait certains traits qui s’approchent du melon, bénéficie des mêmes alliés que sa sœur européenne. La texture juteuse et le goût délicat, mais sucré de la poire en font un bon ingrédient à mélanger avec les amandes, les noisettes, les noix et même les châtaignes. Avec ses notes d’acidité, la poire va également de pair avec le porc et son gras omniprésent, et complimente mieux la perdrix qu’elle ne le fait pour le poulet. Ne vous cassez pas la tête, elle accompagne aussi n’importe quel fromage à la pâte pressée! Finalement, en bon fruit d’hiver, la poire se marie avec la cannelle, la cardamome, la vanille, l’anis et le garam masala. N’hésitez pas à cuisiner votre poire avec des légumes un peu amers comme l’endive ou le cresson.

Photo : Radio-Canada