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Recettes de grand-mère : le pain de viande de Lucie

par  Émilie Lavallée

Lucie Boudreault prête à servir son pain de viande. | Photo : Martine Dufresne

Lucie Boudreault a eu l’honneur d’hériter de cette recette de « catarfoule »; c’est le nom donné dans sa famille à ce pain de viande qui se mange froid et qui se compose de seulement six ingrédients. Étant l'aînée, c’est à elle qu’on demandait souvent de préparer cette recette. Pourtant, il est rare que les gens connaissent ce plat, même s'il vient de ses ancêtres Laberge. C’est pourquoi elle a décidé de partager cette recette qu’elle adore avec la communauté de Mordu.

Les recettes de grand-mère ont une place spéciale dans nos cœurs. Elles sont souvent plus délicieuses que n’importe quel plat d’un restaurant gastronomique en raison de l’attachement nostalgique que nous leur portons. C’est pourquoi l'équipe de Mordu est partie à la rencontre de grand-mères, qui lui ont raconté leurs souvenirs et dévoilé leurs succulentes recettes.

Pains de viande

Recette de pains de viande - Jacques Sauvé
Préparation
10 min
Cuisson
1 h 30 min

Ce pain de viande est simple à préparer et il est délicieux servi froid dans un sandwich ou une salade. C’est une recette pratique pour les pique-niques.

Quelle est votre ville de résidence?

Saint-Augustin, à Mirabel.

Quel âge avez-vous?

J’ai 70 ans.

Quel souvenir est attaché à votre recette de pain de viande?

Notre mère préparait ce pain de viande surtout dans le temps des Fêtes, lorsque le porc et surtout le veau étaient en promotion. Nous étions impatients de pouvoir en manger. C’était, je pense, le mets préféré de notre père.

Pourquoi cette recette s’appelle-t-elle « catarfoule » dans votre famille?

Je n’en ai aucune idée. Mon frère et moi avons cherché sur Internet si le mot ou même le mets existait, mais nous n’avons rien trouvé. Il faut d’ailleurs faire attention à la façon dont nous l’écrivons. En cherchant une version anglophone du mot, je suis tombée sur de drôles de sites!

Quel est votre repas favori?

Pour moi, rien ne vaut un pâté au saumon accompagné d’une sauce blanche et d'œufs cuits durs, ou un bon spaghetti avec des saucisses italiennes fortes.

Quel est l’ingrédient essentiel dans votre cuisine?

Sans contredit les tomates italiennes. Mon conjoint et moi en faisons une grande provision à l’automne sous forme de conserves dans des pots Mason. Nous en avons ensuite pour l’année.

Quel est votre restaurant favori?

J’aime beaucoup aller à Arahova ou dans un bon restaurant asiatique.

Quel livre de cuisine connaissez-vous par cœur (ou presque)?

Le livre Five Roses. Je l’ai depuis mon mariage, en 1975, et c’est le premier livre que je consulte lorsque j’ai besoin d’une recette.

Quels étaient les plats de votre enfance?

Notre mère préparait souvent les mêmes repas la fin de semaine : du foie et du bacon, ou du boudin et des saucisses, ou encore du rôti de bœuf. La semaine, c’était du jambon, des repas de pâtes ou des plats préparés avec les restants du rôti, comme un pâté chinois qu’elle préparait avec la viande qu’elle avait hachée. Le meilleur en ville.

D’après vous, quel plat définit le mieux votre génération?

Je dirais le pâté chinois et le spaghetti.

Avez-vous une anecdote cocasse ou un échec culinaire à nous raconter?

Au début de notre mariage, j’avais cuisiné un bœuf bourguignon. J’attendais mes parents pour souper et je voulais leur montrer mes talents de cuisinière. J’avais cuit le plat la veille. Au moment de réchauffer le tout, en y goûtant, je me suis aperçu qu’il avait suri. Quelle déception! J’ai tout jeté peu avant l’arrivée de mes parents et j’ai trouvé autre chose pour le souper. Lorsque j’ai raconté cette histoire à ma mère, elle m’a dit que c’était normal que le bœuf ait ce goût étant donné qu’il était préparé avec du vin. Il n’avait pas suri. C’était le goût que le vin pouvait donner à la sauce. J’ai donc jeté un plein chaudron de bœuf bourguignon pour rien.

Lucie Boudreault prête à servir son pain de viande. | Photo : Martine Dufresne