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5 conseils pour réduire sa facture d’épicerie en 2022

par  Carolle-Anne Tremblay-Levasseur

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La hausse des prix à l'épicerie pousse les familles à adapter leurs habitudes alimentaires pour pallier à l'inflation.  | Photo : Getty Images / Prostock-Studio

La hausse du prix des aliments n’est pas près de s'essouffler et pourrait atteindre de 5 à 7 % en 2022, selon le Rapport annuel sur les prix alimentaires(Nouvelle fenêtre). Ce sont 966 $ de plus par année que devra débourser une famille de quatre personnes. La nutritionniste Geneviève O’Gleman propose quelques trucs pour réduire sa facture d’épicerie, et ce, sans compromis sur la qualité des repas.

1. À bas le gaspillage alimentaire

Au printemps dernier, l’Organisation des Nations unies (ONU) révélait dans un rapport que chaque personne au Canada jetait 79 kg (175 lb) de nourriture par année(Nouvelle fenêtre), ce qui fait du pays le champion du gaspillage alimentaire.

Geneviève O’Gleman propose une stratégie très simple pour éviter de jeter son argent dans les poubelles. Faire l’inventaire de son réfrigérateur tous les 2 à 3 jours permet de repérer les aliments qui doivent être consommés ou cuisinés rapidement tout en facilitant la planification des repas et en réduisant le gaspillage.

Elle conseille de déplacer à l’avant les aliments qui étaient au fond, et ainsi d’assurer une rotation dans le réfrigérateur. La règle, c’est le premier entré… le premier sorti, note la nutritionniste. Cet exercice facilite la planification des menus en fonction de ce que l’on possède au lieu d’acheter de nouveaux aliments. Il permet aussi de congeler les plats qui ne seront pas consommés à temps.

2. Jouer de stratégie à l’épicerie

Les règles d’or pour économiser une fois à l’épicerie sont simples : opter pour les formats familiaux, acheter les marques maison et profiter des rabais en circulaire. Reste qu’une visite en magasin est parsemée de tentations. Geneviève O’Gleman vous encourage à y résister.

Elle conseille d’abord de toujours choisir les formats familiaux à la place des petits formats, beaucoup moins abordables à long terme. Dans le cas des viandes, il est préférable de les séparer ensuite en portions qu’on met au congélateur. Cette stratégie permet de toujours avoir des protéines à portée de main.

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La nutritionniste Geneviève O'Gleman vous donne des conseils pour faire le ménage de votre cuisine.  | Photo : O'Gleman Média / Maude Chauvin

Puis, la nutritionniste incite les gens à adopter les marques maison en épicerie. Selon elle, ces produits font concurrence aux grandes marques nationales à une fraction du prix, et ce, sans compromis sur la qualité.

Enfin, les circulaires restent l’un des meilleurs alliés pour dénicher des aubaines. La plupart des grandes chaînes proposent maintenant des applications mobiles dans lesquelles les promotions sont regroupées. Geneviève O’Gleman recommande de les consulter avant de se rendre en magasin pour adapter son menu en fonction des prix proposés à l’épicerie.

La nutritionniste conseille, une fois le panier d’épicerie bien rempli, d’analyser ce qu’il contient avant de passer à la caisse pour éviter d’acheter des aliments inutiles.

3. Intégrer des protéines végétales aux repas

Le prix des viandes a bondi de 9,5 % en 2021 et va continuer d'augmenter dans la prochaine année. Pour des raisons autant économiques qu’écologiques, la réduction de la consommation de viande est une option avantageuse à adopter.

Geneviève O’Gleman recommande d’allier les légumineuses aux viandes dans les repas au quotidien. Par exemple, la portion protéinée du traditionnel pâté chinois peut être composée à moitié de viande hachée et à moitié de lentilles. Pour assurer que l’on conserve les saveurs originales, les lentilles seront assaisonnées comme la protéine animale et mélangées avec elle.

Ainsi, la combinaison des deux protéines, animale et végétale, permet de se familiariser avec l’alimentation végétarienne, moins coûteuse, tout en conservant ses habitudes alimentaires déjà bien établies. De nombreuses recettes comme les chilis ou encore les sauces à spaghetti se prêtent facilement à ce compromis. La nutritionniste propose aussi de composer un ou deux repas végétariens par semaine.

4. Donner une deuxième vie aux aliments

Trop vite sont jetés les restes de pain, les retailles de légumes ou encore les carcasses de volaille. Tous ces aliments servent de base à d’autres produits alimentaires utilisés régulièrement en cuisine.

Geneviève O’Gleman suggère de conserver les retailles des légumes dans un contenant au congélateur au lieu de les envoyer au compostage. Une fois qu’une quantité suffisante a été amassée, ces restes cuits dans l’eau avec des assaisonnements constituent la base d’un bouillon de légumes savoureux. Nul besoin d’en acheter à l’épicerie!

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Comment utiliser toutes les parties des légumes et réduire nos déchets. | Photo : O’Gleman Média / Maude Chauvin

Donner un nouveau souffle aux aliments fait économiser sur des produits de base tout en réduisant le gaspillage.

5. Redécouvrir l’œuf

L'œuf est peut-être le roi des déjeuners, mais il reste l’oublié des autres repas. C’est un produit local, moins polluant que la viande et peu coûteux. Geneviève O’Gleman veut redonner ses lettres de noblesse à l'œuf, cet aliment si polyvalent et rapide à cuisiner.

Elle suggère entre autres de l’intégrer aux salades, aux soupes asiatiques comme les ramens et aux pâtes. Il est sans doute l’une des protéines animales les plus abordables. En plus, les œufs peuvent se conserver au moins un mois au réfrigérateur, ce qui en fait un allié de choix pour éviter le gaspillage alimentaire.

La hausse des prix à l'épicerie pousse les familles à adapter leurs habitudes alimentaires pour pallier à l'inflation.  | Photo : Getty Images / Prostock-Studio