Les filles fattoush, le livre de recettes à partager

par  Alexis Boulianne

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Le livres des Filles fattoush invite à faire ses propres feuilles de vigne farcies, une des nombreuses recettes qui permettent d'expérimenter les plats traditionnels syriens. | Photo : KO Éditions / Maude Chauvin

Après des années à faire grandir et briller son service de traiteur de cuisine syrienne, l’entrepreneuse Adelle Tarzibachi lance le livre de recettes Les filles fattoush, qui présente des plats traditionnels de la Syrie faits pour être partagés.

Arrivée au Québec il y a presque 20 ans, Mme Tarzibachi s’est lancée au départ dans l’importation de produits artisanaux syriens, puis elle a cofondé l’entreprise d’économie sociale Les filles fattoush. Cette initiative a pour but de permettre à des femmes d’origine syrienne d’intégrer le marché du travail québécois.

La plupart des mets des Filles fattoush sont très traditionnels. Dans notre cuisine, on a essayé de rester attachées à notre culture, à nos recettes ancestrales. Ça n’existe pas le mets prêt à manger en Syrie, raconte avec humour Adelle Tarzibachi.

La cuisine des Filles fattoush est donc la continuité de traditions parfois très anciennes qui évoquent de nombreux souvenirs pour celles qui les préparent. Pour beaucoup, ces femmes ont dû quitter leur pays à regret. Elles ont laissé leur maison, leur famille… en cuisinant ces plats, oui, la nostalgie est toujours présente, explique-t-elle. Mais on est fières de présenter la richesse de notre pays.

J’ai appris certains plats grâce à ma tante, ma mère, ma grand-mère. La cuisine, pour moi, c’est nostalgique à 100 %. Mais on essaie de ne pas créer une tristesse avec cette nostalgie.

Adelle Tarzibachi

Le livre de recettes des Filles fattoush restera un ouvrage de référence, suggère son autrice, car il n’existerait peu, voire pas, de livres de recettes portant spécifiquement sur la nourriture syrienne au Québec. C’est vraiment les recettes de base qu’on fait chaque jour, et on a intégré des recettes festives, souligne-t-elle.

Une nourriture de partage

Dans la cuisine syrienne, on met tous les plats au milieu de la table, dit Adelle Tarzibachi. On ne reçoit pas une portion pour chaque personne, c'est au milieu, on partage et on fait circuler les plats.

Dans cette simple idée, celle de placer l’entièreté de la nourriture au centre de la table, on perçoit l’essence de la culture syrienne et, plus largement, des cultures méditerranéennes, soutient Mme Tarzibachi. 

Mais les mets centraux de la cuisine syrienne sont eux-mêmes issus du partage entre différentes cultures. Alep était une ville où passait la route de la soie, qui permet de faire le lien entre l’Europe et l’Asie. On est influencés par les Turcs, les Arméniens et les Juifs, plusieurs recettes sont influencées par ça, expose-t-elle.

Un conseil pour ceux et celles qui vont essayer les succulentes recettes des Filles fattoush : la cuisine syrienne est à son apogée lorsque les aliments sont les plus frais et de la plus grande qualité possible. La recette de houmous, par exemple, est très simple. Tout part des proportions et de la qualité des ingrédients, c’est la base.

Les filles fattoush (KO Éditions), en librairies le 6 octobre.

Le livres des Filles fattoush invite à faire ses propres feuilles de vigne farcies, une des nombreuses recettes qui permettent d'expérimenter les plats traditionnels syriens. | Photo : KO Éditions / Maude Chauvin