La baguette française pourrait faire partie du patrimoine culturel de l’UNESCO

par  Alexis Boulianne

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Boulanger à Nantes, Sylvain Cabane travaille avec un masque sanitaire. | Photo : Reuters / Stephane Mahe

La baguette, symbole culinaire de la France, est en lice pour figurer sur la célèbre Liste du patrimoine culturel immatériel, établie par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). La ministre française de la Culture, Roselyne Bachelot, devra choisir quelle sera la proposition de son pays d’ici la mi-mars.

La baguette française a plusieurs avantages en sa faveur. Ce pain allongé est un élément incontournable du quotidien, il est immortalisé dans de nombreuses productions culturelles, sa confection demande un savoir-faire particulier et concerne une communauté précise, soit celle des boulangères et boulangers de France.

On ne rigole pas avec la baguette en France! Sa préparation fait même l’objet d’un décret ministériel, adopté en 1993. On y précise les ingrédients qui peuvent composer un pain traditionnel, c'est-à-dire la farine, l’eau, le sel et la levure, et une quantité minuscule de certains additifs alimentaires… c’est tout. Dans ce même décret, on prend aussi le temps de préciser ce qu’est un levain.

La France consomme toutefois beaucoup moins de pain qu’avant. On estime que chaque personne mange moins de 100 g de pain par jour, contre 600 g au début du 20e siècle!

Les deux autres candidats pour la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO sont les toits en zinc de Paris et le festival viticole Biou d'Arbois, dans la région du Jura. Une fois que la ministre Bachelot aura décidé qui sera le candidat, elle enverra son choix au président Emmanuel Macron, qui a le dernier mot à ce sujet, d’après les médias français France24 et Le Parisien.

D’autres éléments culinaires sont inscrits au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO, dont le repas gastronomique français, la cuisine traditionnelle mexicaine, la préparation du kimchi en Corée du Sud et les traditions culinaires japonaises, appelées washoku.

De son côté, le Canada fait partie du très petit nombre d’États qui n’ont jamais ratifié la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de 2003.

Avec les informations de l'agence Reuters.

Boulanger à Nantes, Sylvain Cabane travaille avec un masque sanitaire. | Photo : Reuters / Stephane Mahe