La Fête des semences de Québec s'implante sur le web

par  Alexis Boulianne

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Dès ses débuts, dans les années 1920, le semencier W.H. Perron s'est imposé en s'adressant à la fois tant au monde horticole professionnel qu'aux amateurs. | Photo : iStock

La tendance est à l’agriculture à la maison. Si les étagères de semences vides dans les magasins attestent de la popularité du jardinage, on peut effectivement s’attendre à voir de nombreuses personnes cultiver des potagers dans les prochains mois. La Fête des semences et de l'agriculture urbaine de Québec entend bien profiter de la ruée vers les semis alors que l'événement se tiendra en ligne pour la première fois de son histoire cette année.

« Les gens veulent retrouver l’essence des aliments, suggère Albert Mondor, biologiste et horticulteur. À cause de l’industrialisation de l’agriculture, on recherche des aliments plus sains, plus locaux. C’est pourquoi l'agriculture urbaine est plus populaire que jamais. »

Les foires de semences sont historiquement des lieux d’achat de graines de plantes potagères, bien sûr, mais aussi de transmission de connaissances. Toutefois, dans les dernières années, la popularité croissante du jardinage rendait les échanges parfois brefs et peu complets. Ça se passe à une vitesse effrénée. Les gens ont peine à répondre aux questions, souligne M. Mondor.

Cette année, la Fête des semences et de l'agriculture urbaine de Québec, qui se déroulera du 27 février au 8 mars, propose une série de conférences payantes, notamment à propos de la culture de champignons, de l’élevage de poules, des semis, de la santé du sol, et de la production de semences à la maison.

L’accès gratuit à des kiosques virtuels permettra aux jardinières et aux jardiniers de faire l’achat de semences et de produits horticoles.

J’ose espérer que ça permettra aux gens d’avoir du temps, d’envoyer des questions, souhaite le porte-parole de l’événement organisé par le Réseau d'agriculture urbaine de Québec, un organisme à but non lucratif.

Espace pour la vie, à Montréal, a aussi tenu sa 21e Fête des semences en ligne, du 3 au 7 février. Beaucoup de foires à plus petite échelle ont toutefois été annulées cette année.

Pour Albert Mondor, l’arrivée des foires de semences sur le web est une bénédiction. Une nouvelle génération de jardiniers s’intéresse à l’agriculture urbaine, et elle s’approvisionne sur le web, affirme-t-il. Maintenant, la quasi-totalité des semenciers a des produits en ligne!

Non seulement le commerce en ligne a l’avantage d’aller chercher une nouvelle clientèle, mais M. Mondor fait valoir que cette façon de faire permet d’améliorer l’empreinte écologique du commerce horticole. Ce n’est pas parfait, à cause de la livraison et de l’utilisation des ordinateurs, mais disons que c’est plus intéressant que de prendre tout un chacun sa voiture et de se rendre dans les centres jardiniers, dit-il.

Les fêtes de semences sont aussi l’occasion de trouver des semences locales. D’après le porte-parole, celles-ci ont de grands avantages par rapport aux semences achetées à l’international, puisque les plantes proposées localement sont des variétés bien adaptées au climat canadien, souvent rigoureux.

Et si l’envie vous prend de commencer un jardin cet été sans trop savoir vers où vous tourner, Albert Mondor n’a qu’une recommandation : Le jardinage, ça peut s’apprendre dans les livres, mais ça s’apprend surtout sur le terrain, fait-il remarquer. C’est une activité qui nécessite de la pratique, de mettre les mains dans la terre et d’expérimenter. Alors, lancez-vous!

La Fête des semences et de l'agriculture urbaine de Québec aura lieu du 27 février au 8 mars sur https://rauq.org/(Nouvelle fenêtre).

Dès ses débuts, dans les années 1920, le semencier W.H. Perron s'est imposé en s'adressant à la fois tant au monde horticole professionnel qu'aux amateurs. | Photo : iStock