Le lait en vrac fait mouche à Québec

Chargement du lecteur vidéo en cours...

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Le kiosque de la Laiterie Charlevoix situé au Grand Marché propose depuis lundi du lait en vrac. Cette offre, qui vise à souligner le tout premier produit à l’origine de l’entreprise de Baie-Saint-Paul, est ancrée dans le mouvement « zéro déchet » qui trouve de plus en plus d’adeptes à Québec.

À gauche, tout de suite à l’entrée du kiosque Laiterie Charlevoix au Grand Marché de Québec, une distributrice de lait réfrigérée en acier inoxydable équipée de deux becs verseurs accueille la clientèle en boutique.

Cet appareil ressemble en tout point à la distributrice de lait de la cafétéria de mon école secondaire, mais sans le lait industriel, dont j’ignorais la provenance.

 On voulait revenir à l’époque de mon grand-père et de mon arrière-grand-père, à la base de notre entreprise familiale, alors qu’ils embouteillaient le lait et le revendaient partout au village. 

Philippe Labbé, directeur du développement des affaires, Laiterie Charlevoix

Sur la façade de cette distributrice-ci, un imposant collant bleu et blanc sur lequel est inscrit Royala, une laiterie familiale située à Saint-Joseph-de-Beauce, attire mon regard.

Comment se fait-il que la Laiterie Charlevoix ne vende pas son propre lait en vrac?

Selon Philippe Labbé, directeur du développement des affaires et petit-fils du fondateur de la Laiterie Charlevoix, ce choix est réfléchi et a pour but de mettre en lumière l’expertise d’une entreprise avec des valeurs communes aux leurs.

« La génération de mon père a grandi dans le lait, mais moi et mes cousins, on est nés dans le fromage et on a grandi dans le fromage. Beaucoup plus que dans le lait », me raconte Philippe. « C’est plus naturel pour nous de faire confiance à des experts du lait avec qui on partage des valeurs d’entreprise. »

À l’aide d’un contenant de verre propre et sec, pesé par un employé en boutique, on me verse la quantité de lait que je désire. Cette formule « zéro déchet » me plaît énormément, car non seulement je minimise les pertes, mais je réduis aussi mon empreinte écologique.

Succès inattendu

Mise en place depuis plus d’un an, la distributrice de lait en vrac de l’épicerie « zéro déchet » Le Minimaliste à Loretteville ne dérougit pas. C’est un des gros attraits de ce commerce de la rue Racine.

L'image est en cours de chargement...

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

Chaque semaine, le propriétaire Marc Savard vend environ 160 litres de lait, un engouement auquel il ne s’attendait pas.

« C’est certain que ma boutique attire les gens conscients de leur impact environnemental lié à leurs habitudes de consommation », explique Marc. « Ce lait-ci plaît à ma clientèle, surtout parce que ce n’est pas un lait industriel. »

L’entrepreneur a pris la décision d’inclure la distributrice de lait en vrac dans son commerce, car c’est selon lui une source importante de déchets pour les familles.

L'image est en cours de chargement...

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel

« Au début, la clientèle n’était pas très à l’aise », explique Marc. « Il a fallu éduquer la clientèle. Plusieurs l’ont essayé puis l’ont adopté. »

Ce n’est pas un lait qu’on retrouve en épicerie […] ils n’utilisent quasiment pas d’additif dans leur produit. C’est un lait qui goûte différent, qui est un peu plus naturel.

Marc Savard, copropriétaire de l’épicerie zéro déchet Le Minimaliste

Puisque la qualité d’un produit améliore de loin son goût, Le Minimaliste et la Laiterie de Charlevoix redoublent d’efforts afin de répondre aux normes sanitaires mises en place par la santé publique, afin de garantir autant la qualité que la sécurité du produit. C’est aussi pour cette raison que seuls les contenants en vitre propres et secs sont autorisés pour l’achat de lait en vrac.

Peu importe les défis qui se présenteront, le lait en vrac s’inscrit comme une tendance qui est là pour rester.

Photo : Radio-Canada / Allison Van Rassel