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Nouvelles - Jeux paralympiques

Chronique

Il faut développer le parahockey féminin

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Jing Yu est la seule athlète féminine à avoir pris part au tournoi de parahockey aux Jeux paralympiques de Pékin.

Photo : Getty Images / Carmen Mandato

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Aux Jeux paralympiques de Pékin, le parahockey est un sport mixte; cependant, seule la Chine a une femme dans son équipe. Jing Yu a joué seulement 6 minutes le 8 mars dernier lors d'un match contre l’Italie. Depuis que le parahockey fait partie des Jeux paralympiques, trois femmes ont joué lors des tournois.

C’est le Comité international paralympique (CIP) qui gère le parahockey sur la scène internationale, par le biais d'un comité, le World Para Ice Hockey Technical Committee.

Les dirigeants du sport veulent s’attaquer au développement du parahockey féminin. Après avoir tenu des camps d’initiation partout dans le monde depuis quelques années, il est maintenant temps pour eux de passer à une autre étape.

 En ce moment, on n’a pas encore le bassin pour avoir un Championnat du monde féminin. On va commencer par organiser un World Challenge en 2022, affirme Michelle Laflamme, directrice du comité parahockey à la CIP.

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Lena Schröder était de l'équipe norvégienne de parahockey sur luge lors des Jeux de 2018.

Photo : AFP/Getty Images / ED JONES

 Le but est d’avoir un événement annuel qui est voué uniquement aux équipes féminines, pour avoir un bassin d’équipe assez important pour avoir un Championnat du monde et pour ensuite faire partie du programme paralympique dans le futur, souligne la directrice.

Le Challenge 2022 se tiendra à l’automne, et les détails devraient être dévoilés d’ici la fin avril, si tout va bien. Il y a actuellement trois pays qui ont une équipe féminine : le Canada, les États-Unis et la Grande-Bretagne. Une quatrième équipe sera formée de joueuses de différents pays.

 On veut que ces joueuses aient une expérience positive et que, par exemple, les trois Suédoises retournent dans leur pays pour convaincre d’autres femmes à se joindre à elle pour former une équipe, dit Laflamme.

«  L’objectif est d’avoir 5 ou 6 équipes en 2025 pour le premier Championnat du monde. On va faire une demande pour les Jeux paralympiques de 2026, mais c’est plus réaliste pour 2030. »

— Une citation de  Michelle Laflamme, directrice du comité parahockey à la CIP

L’entrevue pour cet article s’est déroulée quelques heures avant le match pour la médaille de bronze entre la Chine et la Corée du Sud. La directrice de la fédération était contente du déroulement de la compétition. Il n’y a pas eu de gros problème, et les restrictions dues à la COVID-19 et à la bulle fermée n’ont pas causé d’énormes maux de tête.

Le cheminement pour se rendre à Pékin a été plus complexe, par contre. Le processus de qualification et de classification des athlètes, qui prend généralement deux ans, a été fait en six mois, pandémie oblige.

Le comité n’est pas une grosse organisation, même si il fait partie du CIP.

Laflamme est en poste depuis janvier 2020 et est la seule employée. Elle est originaire de Mascouche, au Québec. Avant de déménager en Allemagne, elle a travaillé pour Hockey Canada, plus particulièrement pour les Championnats du monde de hockey junior à Montréal et à Vancouver.

Quelques années plus tôt, elle avait travaillé pour les Sénateurs d’Ottawa.

Sa première expérience avec le mouvement paralympique remonte aux Jeux panaméricains et parapanaméricains de Toronto, en 2015.

 Quand les gens du CIP sont arrivés et qu’on a pris le relais pour le côté paralympique, c’était vraiment des gens extraordinaires , dit Laflamme. Le niveau de compétition était vraiment quelque chose. Je ne pouvais pas comprendre à quel point ces athlètes-là étaient forts puis étaient juste spectaculaires.

À partir de ce moment-là, elle a continué à s’intéresser au mouvement paralympique, et quand son contrat à Vancouver s’est terminé, le poste qu’elle occupe maintenant était disponible. Grâce à son expérience, elle a été la candidate retenue.

Michelle Laflamme a toujours baigné dans le monde du hockey. Elle n’y a jamais joué, mais dès l’âge de 13 ans, elle suivait son cousin plus âgé qui jouait au niveau midget AAA. Elle offrait ses services bénévolement pour vendre des billets, faire de la publicité pour les équipes ou écrire des articles pour leur site Internet. Après avoir gravi les échelons, elle est maintenant en haut de la pyramide.

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