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Nouvelles - Jeux paralympiques

Un peu du Québec à la compétition de curling en fauteuil roulant

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La majorité des équipes de curling aux Jeux paralympiques de Pékin utilisent un bâton muni d'un mécanisme spécial conçu au Québec

Photo : Getty Images / Carmen Mandato

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Le curling en fauteuil roulant est un sport où l’équipe qui réalise le moins d’erreurs à des moments clés de la rencontre va gagner.

Au début du tournoi paralympique, tout réussissait aux joueurs du Canada, qui ont remporté leurs quatre premiers affrontements. Depuis, c’est beaucoup plus ardu. Le skip Mark Ideson et ses coéquipiers ont perdu leurs trois matchs suivants.

Tout n’est pas perdu, il leur reste trois parties, mais les Canadiens n’ont plus de marge de manœuvre. Le classement est très serré et plusieurs équipes peuvent espérer passer en demi-finales.

Je suis agréablement surpris de la performance canadienne au début du tournoi. Ils ont battu la Chine d’entrée de jeu et ont vraiment bien joué, a affirmé Carl Marquis, l’analyste des matchs de curling en fauteuil roulant à Radio-Canada pendant les Jeux paralympiques et membre de l’équipe du Québec. Tout est encore possible. Ils n’ont pas eu la chance de jouer beaucoup au cours des deux dernières années.

Lors de leur dernière compétition – le Championnat du monde, qui a eu lieu au Ice Cube (le même site que durant les Jeux paralympiques) –, le Canada avait pris le 5e rang et avait été éliminé par les États-Unis en quarts de finale.

Une invention québécoise

Il y a un peu du Québec aux compétitions de curling à ces Jeux paralympiques. Si vous regardez les exploits des athlètes canadiens, vous avez peut-être remarqué une petite pièce d’équipement qui fait toute la différence. Les joueurs utilisent un grand bâton pour propulser leur pierre. C’est la rotation donnée à la pierre qui va lui permettre d’en contourner une autre. Plus la pierre est lancée délicatement, plus la pierre va courber.

Le mécanisme utilisé pour fixer le bâton à la poignée de la pierre, la fixation GTX, et qui lui donne de la rotation a été inventé ici, au Québec. Germain Tremblay est celui qui a conçu cette pièce d’équipement il y a un peu plus de 10 ans.

Quand j’ai commencé à m’impliquer, je trouvais que les joueurs étaient mal organisés, et j’ai voulu améliorer la situation, a dit Tremblay.

Plusieurs athlètes handicapés qui jouent au curling en fauteuil roulant ont de la difficulté à bien tenir le bâton. Avec l’ancien système, c’était difficile de donner la bonne rotation de façon constante. Il y a six ans, la Fédération mondiale du curling, l’organisation qui régit le sport dans le monde, a approuvé l’invention du Québécois.

À Pékin, toutes les équipes l’utilisent, à l’exception de la Slovaquie.

 Les Chinois et les Coréens m’en achètent beaucoup. J’en ai fait des jaunes et bleus spécialement pour les Suédois, mentionne Germain Tremblay. Je suis fier de voir tout ça aux Paralympiques. Je suis content d’avoir aidé à améliorer la compétition.

Une performance en or

La médaille d’or de Mark Arendz est peut-être sa meilleure performance à ce jour de la manifestation par excellence pour les athlètes avec un handicap. L'athlète de 32 ans a décroché l'or après avoir réalisé un sans-faute dans l'épreuve masculine de biathlon de 10 km debout.

Je me sens bien. C'était toute une bataille, a déclaré Arendz après la cérémonie de remise des fleurs.

Je pouvais entendre le tambour, qui est le battement de cœur du Canada, frapper depuis le champ de tir. C'était assez spécial de m'en inspirer et d'accélérer à l'ombre [dans la dernière ligne droite] jusqu'à la ligne d'arrivée et de remporter la victoire devant les Canadiens qui m'encourageaient.

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Mark Arendz, du Canada, a remporté la médaille d'or à l'épreuve du 10 km en position debout en parabiathlon.

Photo : dave holland/canadian paralympic committee / Dave Holland

La course de biathlon de moyenne distance exige que chaque athlète skie cinq boucles de deux kilomètres au Centre national de biathlon de Zhangjaikou. Les athlètes s'arrêtent au champ de tir pour une série de cinq tirs entre chaque tour. Ils font une boucle de pénalité de 150 mètres pour chaque tir manqué.

Arendz était engagé dans un duel avec son principal rival au classement général, l'Ukrainien Grygorii Vovchynskyi, tout au long de la course. Au troisième tour, Vovchynskyi avait 20 secondes d'avance sur l'athlète de Hartsville, à l'Île-du-Prince-Édouard. Il a réduit cette avance à 14 secondes avant que les deux meneurs entament la dernière ronde de tir. Le Canadien a fait un sans-faute, tandis que Vovchynskyi s'est dirigé vers la boucle de pénalité après avoir manqué une cible à sa dernière séquence.

Je savais que c'était ma chance. C'était une mince chance, parce que je sais qu'il peut skier très vite, mais ça a ouvert la porte, a déclaré Arendz. Quand je l'ai vu en rater un et passer à la boucle de pénalité, j'ai su que c'était le moment de partir. J'ai foncé aussi fort et aussi longtemps que possible jusqu'à la ligne d'arrivée.

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