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Nouvelles - Jeux Paralympiques

De grandes performances paralympiques à garder en mémoire

Le Norvégien Salum Ageze Kashafali célèbre sa victoire aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Salum Ageze Kashafali a été l'un des para-athlètes dont la performance a été des plus inspirantes à Tokyo.

Photo : Getty Images / Adam Pretty

Radio-Canada

Au Canada, Aurélie Rivard et Brent Lakatos ont défrayé les manchettes sportives au cours des derniers jours. Ils n'ont toutefois pas été les seuls para-athlètes à s'illustrer à Tokyo.

Parmi tous les para-athlètes qui ont marqués les Jeux, en voici sept dont les performances ont été particulièrement inspirantes.


Le nouveau roi de la piscine

Le nageur paralympique Maksym Krympak est avec l'une de ses cinq médailles d'or des Jeux de Tokyo.

L’Ukrainien Maksym Krypak s’empare du record du monde

Photo : Getty Images / Lintao Zhang

En 2016 à Rio, le Bélarusse Ihar Boki avait dominé les épreuves de paranatation en récoltant pas moins de six médailles d’or. Cette année, Boki a défendu cinq de ses titres, mais n’a remporté aucune autre médaille.

Un nouveau roi de la natation a donc été couronné à Tokyo : l'Ukrainien Maksym Krypak.

En plus de ses cinq médailles d'or, Krypak a ajouté une médaille d’argent et une de bronze à son palmarès de Tokyo. Son total de sept médailles est un sommet parmi tous les athlètes, tous sports confondus.

Le nageur de 26 ans s’est également offert deux records du monde et un record paralympique.


Parti de rien, un réfugié norvégien établit un record du monde

Le sprinteur norvégien Salum Ageze Kashafali prend la pose avec son drapeau et le chrono de son nouveau record mondial.

Salum Ageze Kashafali bat son record du monde au 100 m T12

Photo : Getty Images / Adam Pretty

Né en République démocratique du Congo en 1993, Alum Ageze Kashafali a passé une bonne partie de son enfance dans un pays déchiré par la guerre. À 11 ans, sa famille et lui ont fui le pays et se sont réfugiés en Norvège.

Seize ans plus tard, c’est la consécration paralympique qui l’attendait à Tokyo, où il a triomphé au 100 m T12. Son temps de 10 s 43/100 lui a également permis d’établir un record du monde.

Après sa victoire, Kashafali ne pouvait retenir ses larmes.


Écartez-vous, Ryley Batt s’en vient!

Le joueur de rugby en fauteuil roulant Ryley Batt de dirige vers la zone de but pour marquer l'un de ses 131 points.

Les prouesses de Ryley Batt au rugby à Tokyo

Photo : Getty Images / Dean Mouhtaropoulos

Le capitaine de l’équipe australienne Ryley Batt ne pouvait simplement pas être arrêté durant le tournoi de rugby en fauteuil roulant. En cinq rencontres, Batt a récolté pas moins de 131 essais. Non seulement ce total est un sommet parmi tous les joueurs, mais il représente également plus de la moitié des 257 essais marqués par l’entièreté de son équipe.

L’Australie, qui était double championne paralympique en titre, n’a pas connu son meilleur tournoi avec une seule victoire. Elle a toutefois quand même réussi à terminer au pied du podium, et il en est la raison principale.


Bonnie Bunyau Gustin remplit sa promesse

Le Malaisien Bonnie Bunyau Gustin tente de soulever une charge lors d'une compétition de dynamophilie.

Bonnie Bunyau Gustin, champion paralympique en dynamophilie

Photo : Getty Images / Mark Metcalfe

Avec sa médaille d'or en dynamophilie chez les moins de 72 kg, le Malaisien Bonnie Bunyau Gustin a rempli la deuxième portion de la promesse qu’il avait faite à son père : devenir champion du monde et champion paralympique.

La première tentative de Gustin à 217 kg était un succès. À titre de comparaison, aucun autre compétiteur n’est parvenu à soulever plus de 191 kg. Le Malaisien ne s’est toutefois pas arrêté après sa réussite. Il a enchaîné avec des charges de 225 kg et 228 kg pour ainsi s’emparer du record paralympique.

Il s’agit de la première médaille d’or paralympique pour la Malaisie dans un sport qui n’est pas l’athlétisme.


Impossible ne fait pas partie du vocabulaire d’Ibrahim Hamadtou

Le pongiste égyptien Ibrahim Hamadtou pratique son sport sans bras.

Ibrahim Hamadtou, le joueur de tennis de table qui n’a pas de bras

Photo : afp via getty images / YASUYOSHI CHIBA

Après avoir fait ses débuts paralympiques à Rio en 2016, le pongiste égyptien Ibrahim Hamadtou a encore une fois été le coup de cœur de plusieurs durant ces Jeux et a rapidement fait le tour des réseaux sociaux après son premier match préliminaire. La raison est simple : il pratique son sport sans bras!

Il tient plutôt sa raquette entre ses dents et utilise son pied pour lancer la balle lorsqu'il est au service.

Hamadtou a expliqué par le passé qu’il pratique deux sports : le soccer, pour avoir du plaisir, et le tennis de table, pour se donner un défi. Disons qu’on a déjà vu des défis un peu moins extrêmes!

Côté performances, l'Égyptien n'a remporté aucun match à Tokyo. Dans son cas cependant, le simple fait d'avoir pris part aux Jeux est un exploit.


Bebe Vio défend sa médaille de Rio

L'Italienne Beatrice Vio pousse un cri de victoire après avoir remporté la médaille d'or en para-escrime.

Beatrice Maria Vio, championne paralympique à sa sortie de l’hôpital

Photo : Getty Images / Tasos Katopodis

Beatrice Bebe Vio n’a que 24 ans, mais elle est déjà l’une des athlètes paralympiques les plus connues au monde. Après avoir remporté le Championnat du monde en 2015, Vio avait causé la surprise en mettant la main sur la médaille d’or aux Jeux de Rio à la suite d’une victoire contre la Chinoise Zhou Jingjing, trois fois championne paralympique.

Les années qui ont suivi n’ont contribué qu’à accroître sa popularité. Ses médailles d’or aux Championnats du monde de 2017 et 2019 lui ont permis d’arriver à Tokyo avec le statut de favorite. L’Italienne a encore une fois fait bonne figure en défendant son titre paralympique dans un affrontement revanche de la finale de 2016.


Dix médailles, quatre sports, une carrière

L'Américaine Oksana Masters performe au contre-la-montre H4-5 aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Oksana Masters gagne l’or en H5

Photo : Getty Images / Dean Mouhtaropoulos

L’Américaine Oksana Masters est devenue la cinquième para-athlète à remporter une médaille dans quatre sports différents. À Tokyo, elle a été doublement sacrée championne en paracyclisme sur route.

Masters a déjà décroché une médaille de bronze en para-aviron à Londres en 2012, cinq médailles dont deux d’or en paraski de fond aux Jeux de Sotchi et Pyeongchang, ainsi que deux médailles d’argent en parabiathlon à Pyeongchang.

Impressionnant, incroyable, sensationnel, choisissez l’adjectif que vous voulez, mais la carrière d’Oksana Masters est loin d’être la norme.

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