•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouvelles - Jeux Paralympiques

Suivez les Jeux paralympiques sur ICI Télé dès le 4 mars 2022

En semaine de 13h à 15h, en reprise à 23h05

Sam. et dim. de 14h à 17h

6 médailles à Tokyo : le secret du succès du Club de natation de Québec

La nageuse canadienne regarde le tableau indicateur après sa course.

Aurélie Rivard

Photo : Getty Images / BEHROUZ MEHRI

Les nageurs paralympiques ont jusqu’à maintenant remporté 8 des 20 médailles du Canada aux Jeux paralympiques de Tokyo. À eux seuls, les athlètes du Club de natation de Québec comptent six médailles.

Aurélie Rivard, Nicolas Guy Turbide et le nageur ontarien Alec Elliott s'entraînent au PEPS de l'Université Laval.

Le programme et les entraîneurs des paranageurs sont parmi les plus réputés au pays.

Aurélie Rivard pose fièrement, médaille d'or au cou, sur la première marche du podium paralympique à Tokyo.

La nageuse canadienne Aurélie Rivard a battu le record du monde deux fois.

Photo : Getty Images / Buda Mendes

Imposante récolte

Leurs méthodes portent leurs fruits.

Aurélie Rivard a obtenu l’or au 400 m libre, le 1er septembre, en plus d'abaisser le record du monde par plus de cinq secondes. L'athlète de Saint-Jean-Sur-Richelieu a enregistré un chrono canon de 4 min 24 s 8/100.

Elle est également montée sur la première marche du podium au 100 m libre, en plus de récolter le bronze aux 50 et 4 x 100 m libre.

Nicolas Guy Turbide crie de joie en serrant les poings dans la piscine de Tokyo.

Nicolas Guy Turbide

Photo : Associated Press / Emilio Morenatti

Nicolas Guy Turbide, nageur de 24 ans de Québec, a remporté l’argent au 100 m dos, alors qu’Alec Elliott a abaissé plusieurs de ses temps personnels.

Alec Elliot s'élance du plot de départ.

Alec Elliot

Photo : Region of Waterloo swim club (ROW)

Leurs performances répondent aux attentes. C'est satisfaisant de voir des athlètes qui réussissent à atteindre leurs objectifs et on parle ici d’objectifs élevés, a dit le président du Club de natation de Québec (CNQ), Pierre Brisson, à l'émission matinale Première heure.

Il sourit près de la piscine avec sa médaille d'argent autour du cou.

Le paranageur Nicolas Guy Turbide avec sa médaille d'argent

Photo : Radio-Canada

Intégration

Une des particularités du programme du CNQ, c’est que les athlètes paralympiques sont intégrés aux autres nageurs.

Les paranageurs découvrent la natation parce que c'est un sport qu'ils peuvent pratiquer en étant intégrés, même s’ils nagent moins rapidement. On n'a pas une structure parallèle où on prend les paranageurs à part. Ils font partie de nos opérations régulières. C’est un avantage entre autres pour l’adaptation sociale, explique Pierre Brisson.

Elle prend une respiration hors de l'eau pendant une course.

Aurélie Rivard

Photo : Getty Images / Friedemann Vogel

Les entraînements sont tout de même adaptés en fonction de leurs particularités physiques.

Nicolas Guy, par exemple, a un handicap visuel. Ses coups de bras, il faut qu'il les compte. Il faut aussi une adaptation pour les autres nageurs, parce que ça se peut des fois qu'il ne soit pas à la bonne place. Les entraîneurs doivent savoir si c'est un bras qui est plus faible, une jambe ou les deux jambes et monter le programme d'entraînement en conséquence, explique le président du CNQ.

Nicolas Guy Turbide prend une respiration lors de la course du 100 m dos S13.

Nicolas Guy Turbide en action

Photo : The Canadian Press / Darren Calabrese

Liens particuliers

L’entraîneur-chef du CNQ, Marc-André Pelletier, travaille avec Nicolas Guy Turbide depuis plusieurs années.

Comme entraîneurs, on a souvent tendance à être visuels, montrer ce qu’on veut voir avec nos mains. Avec Nicolas Guy, il faut vraiment tout décrire au maximum. Je me vois comme l’ingénieur et lui c’est le pilote de la voiture. Il me donne les bons cues et on adapte l’entraînement. On va chercher le maximum, a dit Marc-André Pelletier à Radio-Canada.

Au fil des années, on s’est adaptés l'un à l’autre. Mais le fait qu’on a ces années d’expérience là ensemble, ça nous permet d’avoir ce que peu d’athlètes et d'entraîneurs ont comme relation, a ajouté le nageur.

Marc-André Pelletier est aussi entraîneur à Tokyo pour l'équipe paralympique canadienne.