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Nouvelles - Jeux paralympiques

Marissa Papaconstantinou s’offre le bronze au 100 m

De gauche a droite, la médaillée d'argent, l'Allemande Irmgard Bensusan, la vainqueuse, la Néerlandaise Marlene van Gansewinkel  et la Canadienne en bronze, Marissa Papaconstantinou chacune tenant le drapeau de leur nation.

Marissa Papaconstantinou n'avait jamais terminé dans le top 4 d'une épreuve paralympique.

Photo : Getty Images / Buda Mendes

Radio-Canada

La Canadienne Marissa Papaconstantinou a fracassé sa marque personnelle au 100 m T64 dans une course historique aux Jeux paralympiques. Une remontée in extremis lui a permis d’obtenir le bronze, vendredi, au stade olympique de Tokyo.

La Néerlandaise Marlene van Gansewinkel a remporté l’or avec un temps de 12 s 78/100, synonyme de record paralympique, tandis que l’Allemande Irmgard Bensusan a pris le 2e échelon.

« Je me répète sans cesse que l’objectif était de battre mes meilleurs temps personnels, mais d’obtenir un podium en plus. Mes désirs sont maintenant réalité. »

— Une citation de  Marissa Papaconstantinou, sprinteuse canadienne

La finale s'est mal amorcée pour la Canadienne, qui se trouvait au 5e rang à mi-course. Une poussée tardive l'a aidée à dépasser l’Espagnole Sara Andres Barrio et la Néerlandaise Fleur Jong tout juste avant la ligne d'arrivée.

Son chrono de 13,07 s était seulement trois centièmes plus rapide que celui de sa plus proche poursuivante, écartée de justesse du podium. Il s'agit d'une première médaille pour une Canadienne en para-athlétisme aux Jeux de Tokyo.

C’est ma dernière course de la saison, je voulais en profiter et avoir du plaisir, a expliqué la représentante de l'unifolié, avec un sourire qui en disait long sur sa satisfaction.

La Torontoise de 21 ans prend part à ses deuxièmes Jeux après ceux de Rio en 2016. Je suis arrivée à ces Jeux mieux préparée et avec plus d’expérience en tant qu'athlète comparativement à Rio, et ça m’a grandement servie, a lancé la coureuse après la finale.

Direction la finale pour Normandeau et Smeenk

Les Canadiens Thomas Normandeau et Austin Smeenk se sont respectivement qualifiés pour les finales du 400 m T47 et du 800 m T34.

Les trois premiers coureurs de chaque vague et les deux autres plus rapides, toutes vagues confondues, passaient au tour suivant.

Thomas Normandeau a parcouru la distance en 50,33 s. Il a ainsi pris le 8e rang des qualifications, la dernière position donnant accès à la finale. Sa stratégie de course s'est retournée contre lui et a bien failli l'éliminer.

Le para-athlète a choisi de tout donner dès le départ pour prendre une avance importante sur les autres concurrents de sa vague. Dès les premiers mètres, il s'est retrouvé loin devant le reste du peloton. Il s'est cependant essoufflé, ce qui a profité à ses adversaires. Quatre d'entre eux l'ont dépassé au dernier virage.

Thomas Normandeau, Lima 2019 - Para Athletics // Para-athlétisme.
Thomas Normandeau competes in the men’s 400m T47. // Thomas Normandeau participe au 400 m T47 masculin. 25/08/2019.

Thomas Normandeau se qualifie de justesse pour la finale du 400 m T45

Photo : dave holland/canadian paralympic committee / Dave Holland

Heureusement pour lui, la seconde vague a été moins rapide que la sienne. Aucun coureur repêché ne provient de celle-ci.

Pour sa part, Austin Smeenk a été le 4e coureur en fauteuil roulant de sa séance avec un temps 1:46,99. Il a, lui aussi, connu quelques difficultés vers la fin, mais a su maintenir sa position.

Il a également dû attendre la deuxième vague pour connaître son sort. Les représentants de la Grande-Bretagne et des Émirats arabes unis ont finalement confirmé sa place en finale en terminant quelques secondes après lui.

Un homme en fauteuil roulant lors d'une compétition sur piste.

Le 5e temps et une finale pour Austin Smeenk

Photo : matthew murnaghan/canadian paralympic committee / Matthew Murnaghan

Smeenk en est à ses deuxièmes Jeux paralympiques. À Rio, en 2016, il s'était classé 6e au 800 m T34. Thomas Normandeau n'a quant à lui jamais participé à une finale sur les circuits internationaux de para-athlétisme.

Pas de médaille pour Amy Watt au saut en longueur

La finale du saut en longueur T47 se terminait un peu plus tôt jeudi. Pour Amy Watt, elle a été synonyme de déception.

La Canadienne a enregistré sa meilleure distance à son deuxième essai avec 5,28 mètres. C'est 48 centimètres de moins que la médaillée d'or, la Néo-Zélandaise Anna Grimaldi (5,76 m), qui a battu le record paralympique à son quatrième saut.

Une femme qui cours pour effectuer un saut en longueur.

Amy Watt à quelques centimètres du podium

Photo : kevin light

La représentante du Comité paralympique russe Aleksandra Moguchaia (5,67 m) et l'Équatorienne Kiara Rodriguez (5,63 m) ont mis la main sur les médailles d'argent et de bronze.

À ses deuxièmes Jeux, Amy Watt rate encore une fois le podium. Elle avait fini 6e au Brésil.

Le Canada éliminé au relais universel

Une nouvelle épreuve faisait aussi son apparition aux Jeux paralympiques. Le relais universel 4 x 100 m combinait pour la première fois des para-athlètes masculins et féminins de différentes classes de handicap.

Austin Ingram, Marissa Papaconstantinou, Zachary Gingras et Jessica Frotten représentaient le Canada dans les qualifications. Ils ont connu une course très difficile. En raison notamment de deux mauvais relais, les Canadiens ont inscrit le 8e temps (49,38).

Seuls les quatre pays les plus rapides, toutes vagues confondues, passaient en finale. La Chine, qui a fracassé le record mondial avec un temps de 46,02 s, les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon s'affronteront pour la médaille d'or.

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