•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouvelles - Jeux Paralympiques

S10, C4, T53, que veulent dire les classifications aux Jeux paralympiques?

La Québécoise s'appuie sur un séparateur de couloirs.

Aurélie Rivard nage dans la catégorie S10.

Photo : Getty Images / Buda Mendes

Radio-Canada

Il est parfois difficile de se retrouver dans le casse-tête qu’est le système de classification paralympique.

Lorsque Brent Lakatos et Aurélie Rivard ont remporté leur médaille respective aux 5000 m T54 et 100 m libre S10, personne ne s'est interrogé à propos du 5000 m ou du 100 m libre.

L'histoire est tout autre concernant le T53 ou bien le S10.

Avec des lettres et des chiffres qui changent selon les sports et les para-athlètes, il devient facile de s'y perdre et de se poser la question suivante : que représente le système de classification aux Jeux paralympiques?

Les classifications en bref

Il s'agit d'un système qui répartit les para-athlètes selon leur limitation.

L'objectif est de permettre à tout un chacun de se mesurer à des adversaires du même niveau. Il serait plutôt injuste pour un paraplégique de prendre part à une course contre un rival qui a le contrôle total de tous ses membres.

Plus le chiffre est élevé, moins la limitation est importante. Les chiffres sont aussi associés à une limitation particulière. Dans le cas de la natation, par exemple, les catégories de 1 à 10 représentent les handicaps physiques, les catégories de 11 à 13, les déficiences visuelles et la catégorie 14, les déficiences intellectuelles.

La compétition de 100 m libre S4 et S10 est donc la même, mais les para-athlètes qui y participent sont touchés par des limitations différentes.

Attention de ne pas mélanger les disciplines

L’erreur qu’il ne faut pas commettre est de mélanger les échelles de classification de chaque sport, car elles ne sont pas universelles.

En athlétisme, par exemple, les limitations physiques sont regroupées en 4 catégories au lieu de 10 comme c'est le cas à la natation.

Il faut aussi s'assurer de différencier les classifications des disciplines, car elles ne sont pas ouvertes à tous les para-athlètes.

La natation est un exemple de sports où l'ensemble des catégories de handicaps est représenté, ce qui n'est pas le cas du goalball, où seuls les para-athlètes atteints d’une déficience visuelle peuvent y participer.

Les 10 handicaps reconnus aux Jeux paralympiques :

  • Limitation de la puissance musculaire
  • Limitation des articulations
  • Déficience d’un ou de plusieurs membres
  • Différence de longueur des jambes
  • Petite taille
  • Hypertonie (augmentation de la tension musculaire)
  • Ataxie (limitation de la coordination et de l’équilibre)
  • Athétose (mouvements lents non volontaires)
  • Déficience visuelle
  • Déficience intellectuelle

Et les lettres dans tout ça?

Les lettres qui précèdent les chiffres dans une classification représentent le nom anglophone de la discipline du para-athlète. Ainsi, le S en paranatation signifie swimming, le C en paracyclisme est utilisé pour cycling et le T en athlétisme pour track.

Le goalball est encore une fois l'un des sports qui fonctionnent de manière différente avec la lettre B qui représente blind, soit la traduction anglophone de non-voyant.

Comment sont classés les para-athlètes?

Ce sont les fédérations internationales qui déterminent les classifications des athlètes.

Chacun est individuellement évalué par un groupe de représentants de sa fédération. Il détermine d'abord si le para-athlète est admissible pour participer aux Jeux, donc si sa limitation correspond aux critères, puis il lui assigne une classification.

Au cours de sa carrière, un para-athlète peut voir sa classification être modifiée. Cela s'est notamment produit avec le paracycliste Tristen Chernove, qui est passé de C2 à C1 après l'épreuve de poursuite individuelle à Tokyo.

À ne pas manquer