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Nouvelles - Jeux paralympiques

La famille Turbide euphorique après la médaille d'argent de Nicolas Guy

Ils sont dehors et affichent des visages radieux.

Les parents de Nicolas Guy Turbide, Danny Turbide (à gauche) et Danielle Fréchette (au centre), entourés des autres membres de la famille, ont célébré la performance de leur nageur favori.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Martin

Le quartier paisible qui borde le club de golf de Cap-Rouge se réveillait à peine vers 6 h, jeudi, lorsque les cris de joie s'y sont fait entendre dans l'arrière-cour des Turbide à la suite de la médaille d’argent remportée par Nicolas Guy Turbide aux Jeux paralympiques de Tokyo.

Pendant la minute qu’a duré la course, les proches du nageur de Québec, debout devant l'écran de télé qui surplombe la terrasse arrière de la maison familiale, ont crié et ont encouragé leur favori avec toute l’énergie qu’ils avaient.

Tellement, qu’on jurerait que ce dernier, à l’autre bout du monde, les a entendus et a trouvé la force nécessaire pour accélérer dans la dernière ligne droite et transformer une 4e position en médaille d’argent au 100 m dos S13.

Après 50 mètres, il était 4e et je ne pensais jamais qu’il remonterait de la façon qu’il a fait, a dit Danielle Fréchette, la maman de Nicolas Guy. Une médaille d’argent, c’est surréaliste. Le cœur nous débat encore, c’est incroyable!

Si Danny Turbide, le père du médaillé de bronze à Rio en 2016, a vécu aussi intensément la course, rien n’y paraissait avant que son fils touche le mur et que le résultat de la course soit officiel.

C’est à ce moment-là que le paternel a explosé de joie et que le doute et l'inquiétude qui s’étaient installés avant la course ont disparu.

Avec ce qui s’est passé avec Aurélie (Rivard), je trouvais les nageurs (canadiens) un peu amorphes mercredi. Nicolas n’a pas connu sa meilleure course lors des qualifications.

« J’ai donc sorti le chandail que je portais à Rio en espérant que ça lui porte chance et ç’a marché ce matin! J’ai beaucoup de fierté. »

— Une citation de  Danny Turbide, père de Nicolas Guy

La discipline, la clé

Comme pour les autres athlètes canadiens, la dernière année et demie a forcé Nicolas Guy Turbide à se montrer tenace et créatif dans ses entraînements.

Le jeune homme de 24 ans s’est même fait des séances, attaché au plongeoir par une bande élastique, dans la piscine extérieure d’un ami parce que le PEPS où il s’entraîne était fermé en raison des mesures sanitaires liées à la COVID-19.

Selon Danny Turbide, son fils n’a jamais perdu de vue l'objectif d’améliorer son résultat de Rio et il a tout fait pour limiter les impacts de la pandémie sur sa préparation.

Ce jeune-là ne cessera pas de m’impressionner. Nicolas, c’est la perfection. Il est toujours "dans le prélart", tout le temps. Il est discipliné comme sa mère... et il a le talent sportif de son père, a lancé à la blague le papa golfeur de haut niveau. Ce qui a fait éclater de rire les autres membres de la famille, y compris sa conjointe.

Seule ombre au tableau pour l'entourage : ne pas avoir pu être sur place, au Japon, pour vivre l’émotion et partager ce grand moment avec le nouveau vice-champion olympique.

Je repense à Rio, quand on est allés le rejoindre après la remise des médailles et le serrer dans nos bras, c’était vraiment plaisant. Ça va nous manquer un petit peu, ça. Mais on va se reprendre à son retour, conclut Danny Turbide.

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